Captifs de Kevin Brooks

Titre : Captifs
Titre original : The bunker diary
Auteur : Kevin Brooks
Édition et Parution : Super 8, 2016
Nombre de pages : 321

Quatrième de couverture : Linus, 16 ans, se réveille un matin sur le sol d’un sinistre bunker souterrain. Sans eau, sans nourriture… et sans la moindre explication. Manifestement, il a été kidnappé. Pour quel motif ? Et qu’attend-on de lui ? Les jours passent. D’autres détenus, n’ayant apparemment rien en commun, sont amenés par un ascenseur,. Une petite fille. Un vieil homme malade. Un toxicomane. Un autre homme, une autre femme. Capturés en pleine rue, comme lui et désormais, constamment surveillés. Incapables de comprendre ce qu’ils font en ce lieu. Bientôt, et tandis que le temps commence à perdre sa réalité, une horrible vérité se fait jour. Il ne s’agit plus de sortir – c’est manifestement impossible. Il s’agit de survivre. Ensemble. Le plus longtemps possible. En espérant obtenir une réponse à la seule question qui vaille : Pourquoi ? Honoré outre-Manche par la très prestigieuse médaille Carnegie, Captifs a été l’objet, à la suite de cette récompense, d’une virulente polémique. On lui a notamment reproché sa violence et son absolu nihilisme. « Monumental », déclarait dans le même temps le Times. « Tout le monde devrait lire ce roman. »

 

Extrait choisi :

« Dieu sait ce qui est arrivé depuis. Combien de jours j’ai perdus ? Ou gagnés ? Pour ce que j’en sais, aujourd’hui pourrait très bien être un mercredi, ou un lundi, ou un jeudi. Mais, comme je le disais, qu’est-ce que ça peut faire ? Lundi, mardi, mercredi… Ce ne sont que des mots, sans aucun sens réel. Ici, dans le bunker, c’est ici dans le bunker. Un jour est un jour. L’heure c’est maintenant. Il n’y a pas à chercher plus loin. »

 
 
Mon avis :

Voici un roman qui m’a beaucoup déçue malgré un quatrième de couverture qui me tentait beaucoup et une couverture très jolie visuellement !

Le principe est simple (et glauque) Six personnes, d’âges, de sexe et de statuts différents se font kidnapper et séquestrés dans un bunker rudimentaire. Une cuisine, une salle de bain, six chambres et des caméras/micros partout !

Ils ne savent pas pourquoi ils sont là, ni ce qu’on attend d’eux. Leur seul lien avec l’extérieur est la seule issue du bunker. Un ascenseur, qui descend tous les matins à 9h avec des bonnes ou des mauvaises surprises à l’intérieur.

Enfermés, sans intimité avec des inconnus (dont une enfant !) Et totalement sous l’emprise de leur persécuteur pour leurs besoins primaire tels que le chauffage, la nourriture, l’eau,… Leurs nerfs vont être mis à rude épreuve !

Qui est leur ravisseur, pourquoi les avoir choisis eux et surtout que leur veut-il exactement ? Voici ma grosse déception pour ce roman, puisqu’il pose des questions, mais n’apporte pas de réponses ! Et ça c’est bien un truc qui m’énerve en tant que lectrice !

Tout au long de leur séquestration, Linus (le premier enlevé) va nous livrer, à travers son journal intime et en toute introspection, ses états d’âmes, ses craintes et ses souvenirs. Il a 16 ans, il est jeune, mais c’est un petit gars qui as le fond gentil, d’ailleurs quand la petite Jenny arrive dans le bunker, il ne manquera pas de prendre soin d’elle comme un grand frère !

Ce sont les deux personnages que j’ai le plus apprécié dans ce roman ! Ils sont jeunes et émouvants, on n’a qu’une envie, les sortir de la ! Vient ensuite Fred qui sous son apparence de mauvais gars, est au final bien sympa ! Mais également Russell, la figure paternelle du bunker, calme et posé.

Les deux autres personnages Bird et Anja sont un condensé de tout ce que je n’aime pas, le snobisme, le sans-gêne, la radinerie,… Ce qui m’a justement poussée à terminer ce bouquin c’est que ce livre fait la part belle à la psychologie et au caractère des personnages ! L’analyse du comportement des autres via le point de vue de Linus est intéressante.

A leurs côtés dans ce bunker, nous allons assister au fil des jours (pour eux) et des pages (pour nous) à leurs désillusions, leurs crises de nerfs, leurs manques et leurs questionnements. Pourquoi eux ? Ça malheureusement on ne le saura pas 🙁

L’écriture est bonne, mais pas transcendante, j’ai souvent perdu le fil de l’histoire. Aussi, les bruitages (de l’ascenseur entre autre) retranscrits à l’écrit m’ont dérangée. Peu de surprise, pas de réponse et pas d’échappatoire. J’ai été déçue par la fin, mais je n’en dis pas plus, pour vous laisser découvrir tout cela par vous-même.

Je n’ai au final pas été plus captivée par cette histoire que ça. Mais ça reste une bonne lecture intermédiaire entre deux lectures plus intenses. Je vous invite à le lire pour vous en faire votre propre opinion 😉

 

Note : 5/10 (Avis mitigé, ce livre à du bon et du moins bon, à vous de voir…)

 

 

 

4 commentaires à Captifs de Kevin Brooks

  • Khiad  dit:

    Le 4ème de couverture me tente beaucoup, mais ta chronique a un peu douché mon enthousiasme. 😉
    Néanmoins je le note, et je verrai pour le lire, un jour où ma PAL aura drastiquement baissé… lol

    • Tristhenya  dit:

      Mince, ça c’est toujours le souci quand on lit une critique négative sur quelque chose qu’on n’as pas encore vu ou lu 🙁 Mais tu as raison de prendre note, si ça se trouve ce roman pourrait beaucoup te plaire 😉 Pour ce qui est de la PAL à rallonge, Je connais bien ça, j’ai exactement la même, loool 😛

  • David  dit:

    En même temps, un livre qui affiche comme une fierté d’avoir déclenché une polémique, ça cache souvent quelque chose. Généralement, je ne m’y fie pas trop quand ça devient un argument commercial^^.

    • Tristhenya  dit:

      Exactement, ça ne pouvait que cacher quelque chose ! Je suis tout à fait d’accord avec toi ! 😉
      Pour ma part en tout cas, la sauce n’a pas pris… Mais, me connaissant, ça ne m’étonne pas car je suis souvent à contre-courant.

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