Carrie de Stephen King

Titre : Carrie
Auteur : Stephen King
Edition et Parution : J’ai lu, 2001
Nombre de pages : 252

Quatrième de couverture : Élevée par une mère fondamentaliste intégriste, Carrietta White, adolescente et collégienne dans le Maine, découvre dans un moment de douleur terrible qu’elle détient des pouvoirs télékinésiques d’une rare force. Rejetant les obsessions religieuses et l’éducation sévère de sa mère, Carrie tentera désespérément de s’intégrer au groupe de jeunes gens composé de beaux joueurs de football et de joli pom-pom girls du collège. Elle croira même, un court instant, avoir réussi. Malheureusement pour la ville de Chamberlain, un concours de circonstances va pousser Carrie à se servir de son don pour se venger des humiliations que lui auront fait subir ses camarades de classe.

Autres adaptations : Plusieurs films sur l’histoire de Carrie White ont vu le jour en 1976, 1999, 2002 et 2013.

 

Extraits choisis :

« Au mur, Dieu me regarde
Avec son visage de pierre.
Il me dit qu’il m’aime,
Mais s’il m’aime pourquoi
Suis-je si seule ?  »

 » A la suite d’un drame qui a entrainé la mort de deux cent personnes et la destruction d’une ville entière, il est si facile d’oublier un simple détail : nous étions des enfants. Des enfants qui s’efforçaient de faire de leur mieux… »

 

Mon avis :

Ceci est le premier roman publié par Stephen King et cette histoire d’épouvante est vraiment très réussie ! Cet auteur n’a pas son pareil pour décrire les émotions des femmes et il arrive ici à retranscrire à la perfection les difficultés d’une adolescente mal dans sa peau, rejetée par ses comparses du milieu scolaire et sous l’emprise d’une mère bigote à l’extrème.

Ecrit sous la forme d’un documentaire, avec des intercalations de parutions de journaux et d’archives, ce roman s’avère très touchant et juste dans le ton. Le style de Stephen King est toujours aussi irréprochable, même a ses débuts ! On ne peut que le constater à la lecture de ce roman !

Dès les premières lignes on se prends d’affection pour la jeune Carrie que tout le monde humilie constamment. A commencer par sa mère dont le fanatisme religieux empêche la jeune fille d’avoir une évolution normale. En effet, cette mère la tient dans l’ignorence totale quant aux changements corporels et mentaux que l’on éprouve lors du passage de l’adolescence vers l’âge adulte.

Ignorante, Carrie ne comprends pas ce qui lui arrive le jour ou elle se met à saigner dans les douches de l’école alors qu’elle est en train de se laver après le sport. Nous comprenons la qu’il sagit de ses premières menstruations, chose tout à fait normale pour une jeune fille de son âge. Mais pour Carrie, c’est l’inconnu. Elle prends peur et fait une crise d’angoisse devant toutes ses « camarades » d’école. Ce qui on s’en doute ne l’aidera pas à se faire des amis, chose qu’elle essaie vainement d’avoir depuis toujours…

Heureusement, sa proffesseure de sport, va venir l’aider et la soutenir lors de cet épisode traumatisant. et cette dernière fera office en quelque sorte de « figure maternelle » en lui expliquant ce qu’est d’être une femme et comment s’assumer en tant que telle. Dès lors, Carrie va progressivement rejeter le fanatisme religieux de sa mère pour qui la venue des menstruations est synonyme de péché et dont l’étroitesse d’esprit prive la jeune adolescente de plaisir et de sexualité.

Elle va tenter désespérément de s’ouvrir aux autres et de ne plus être le souffre-douleur qu’elle est depuis toujours. Aussi, elle finira par se découvrir dans un énième moment colère et de tristesse et de peur, qu’elle possède des pouvoirs télékinésiques… Au premier abord, hésitante à les utiliser à cause des ses croyances personnelles, elle décidera finalement et progressivement d’essayer de maîtriser ce pouvoir…

Tout ceci mènera inéluctablement vers une fin effroyable que l’on redoute dès les premières lignes. Et c’est dans un final apocalyptique que Carrie, déploiera dans une rage faramineuse toute la colère enfermée à l’intérieur d’elle-même, depuis sa toute petite enfance… Et ça va faire des dégats, croyez-moi !

Stephen King nous montre dans ce roman la pression que subissent les adolescents dans leur besoin d’être acceptés des autres et ceci à toutes les époques ! Il est, encore aujourd’hui, très facile de s’identifier à la Carrie de cette histoire car bon nombre d’entre nous ont dû ressentir a l’enfance, mais surtout à l’adolescence le rejet de la différence, voire du harcèlement moral ou de la violence physique !

Carrie de Stephen King est un roman éprouvant, un excellent roman d’horreur, mais pas que… L’aspect très psychologique de cette histoire contribue à le rendre plus réel, ce qui fait que quand on le lit, ça nous touche beaucoup plus ! Je vous le conseille absolument !

Note : 10/10 (Lecture coup de coeur, un must !)

10 - Lecture coup de coeur, un must !

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