Cousine K de Yasmina Khadra

Titre : Cousine K
Auteur : Yasmina Khadra
Edition : Pocket, 2005
Nombre de pages : 107

Quatrième de couverture : Entre les murs d’une grande propriété isolée, un homme et sa mère vivent dans l’attente du retour du fils aîné. Torturé par un amour qu’il dit avoir à jamais perdu et par le manque de sentiments que lui témoigne sa mère, l’homme se souvient de son enfance et des épisodes tragiques qui l’ont rythmée. Récit flamboyant d’une souffrance incandescente, Cousine K relate la folie d’un homme et ses efforts désespérés pour conjurer une enfance vécue comme une malédiction. Une enfance faite de lambeaux, une île maudite, désertique, comme une prison aux grandes fenêtres de ronces. Survivant de ce long hiver, le personnage campé par Yasmina Khadra nous conte l’enfer quotidien de celui qui attend un geste d’affection comme on espère sa libération de l’antre de la mort. Avec une justesse qui fait de ce texte bref une perle noire aux émotions contradictoires, il confirme son sens de l’observation dans cette exploration de l’esprit humain en proie aux démons de la haine.

Hector Chavez

 

Extrait choisi :

« Nul n’est comblé. Il y a toujours un besoin quelque part, un oubli, un mangue lancinant. On a beau se répéter que tout va bien, que tout est au mieux, ce n’est pas vrai. Que l’on habite dans un palais ou dans un gourbi, que l’on s’habille de soie ou de hardes, que l’on soit courtisé ou vomi, on a obligatoirement besoin de quelque chose, ou de quelqu’un. On implore un regard, un mot, un signe, et souvent nos prières les plus ferventes s’avèrent irrecevables. Pourquoi? Parce que c’est ainsi. Inutile de chercher la faille; la faille est en chacun de nous, elle est toutes ces questions que l’on se pose et qui ne nous avancent à rien… »

Mon avis :

Un petit roman surprenant (en effet il ne compte qu’une centaine de pages), mais qui ne laisse pas indifférent ! Au début de ma lecture j’ai trouvé ce livre un peu bizarre, certes il est rempli de très belles phrases qui ont un style un peu poétique par moments, mais j’avais du mal à me situer pendant les trente premières pages du livre.

Nous remontons dans les souvenirs d’un jeune garçon dont on ne sait le nom ? (A moins que je n’aurais omis ce passage ?), souvenirs, dont le contexte n’est pas très clair ; sans ordre chronologique ni aucuns points de repères. Ce qui ne m’a absolument pas aidé à m’intégrer dans l’histoire dès départ !

Le récit est très sombre, j’ai ressenti la tristesse et la colère du héros de ce roman, j’ai été frustrée autant que lui de la manière dont le traite sa mère, car il est tout simplement transparent à ses yeux. Elle idolâtre son autre fils Amine et sa cousine « K » une petite garce en puissance. Et lui rejeté avec mépris, se tait et subis.

J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, car, autant la mère et cousine K sont détestables, autant le petit garçon délaissé ma donné du mal à m’attacher a lui (du peut être à la petitesse du récit qui ne nous offre pas le temps de nous intégrer dans l’histoire ?) Je reste cependant mitigée sur le geste du conteur a la fin du livre, ça m’a surprise et laissée perplexe, aussi ça ma dérangée je dois dire ! Bien que je me doute qu’il souffre, je ne comprends pas son geste! Je suis restée sur ma faim.

Note : 5/10 (Avis mitigé, ce livre à du bon et du moins bon, à vous de voir…)

5 - Avis mitigé, ce livre à du bon et du moins bon, à vous de voir...

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