Innocence-en-danger.com : Internet le paradis des pédophiles d’Homayra Sellier

Titre : Innocence-en-danger.com : Internet le paradis des pédophiles
Auteur : Homayra Sellier
Édition et Parution : Plon, 2003
Nombre de pages : 208

Quatrième de couverture : La pédocriminalité sur Internet n’a rien de virtuel. En réalité, les pédophiles agissent en réseaux et de manière très organisée. Internet abrite des sites qui mettent en ligne photos et films pornographiques où des bébés et des enfants sont violés, torturés en direct. Appuyé sur des témoignages d’enfants victimes de ces réseaux, le livre dévoile des cas à faire frémir, et analyse le fonctionnement d’une organisation terrifiante car invisible. Parce que nous restons trop peu informés sur les risques encourus par nos enfants lorsqu’ils tchatchent sur Internet, Homayra Sellier a décidé de lutter contre notre ignorance. Elle décrit les sites pédophiles qui s’affichent en toute illégalité dans cette zone de flou juridique et judiciaire qui ne connaît pas de frontière. Elle décortique le système des mafias pédocriminelles dont le commerce génère près de trois millions d’euros par an ! Ce livre nécessaire est un avertissement.

 

Extraits choisis :

« Quelques statistiques trouvés sur le site d’Innocence en danger qui font réfléchir :

> Les filles sont plus souvent victimes de maltraitance que les garçons, elles représentent près de 60 % des cas, et subissent un plus grand nombre d’abus sexuels. (2001 Rapport ODAS)

> Le trafic de femmes et enfants est le plus rentable au monde puisqu’il rapporte par an, 12 milliards de dollars. (2005 ILO – International Labour Organisation)

> 14.465 signalements de sites pédo-pornographiques ont été faits à OCLCTIC (Police). (Juin 2007).

> Plus de 40% des 11-17 ans indiquent avoir déjà été confrontés au moins une fois à des informations ou à des images choquantes ou traumatisantes lors de leur navigation sur la Toile. (DIF 2007).

> Selon une étude récente dans une prison américaine destinée aux auteurs de crimes sexuels, 80% des auteurs de crimes ou viols sur enfants ont avoué avoir consulté images et vidéos pédo-pornographiques avant de passer à l’acte. (2007 – 2008)

> Plus de 600 000 images pédophiles ont été répertoriées en 2007 à l’occasion de perquisitions informatiques ou dans le cadre de veilles sur Internet. En fait, compte tenu du chiffre noir, on s’approche plutôt des 2 millions. (OCRVP-Office central de répression des violences aux personnes, juin 2008).

> 1 enfant sur 5 aujourd’hui dans le monde a été sollicité sexuellement sur Internet. (2008)

> La France est (en Europe) le 2e consommateur de pédopornographie sur Internet (après l’Allemagne) et le 4e au niveau mondial. (OCRVP-Office central de répression des violences aux personnes, juin 2008)

> Des milliers d’enfants disparaissent dans l’UE chaque année. La fédération Missing Children Europe (MCE) en estime le nombre à 45.000 en France et 3.600 en Belgique en 2006. (Juin 2008)

> 750.000 sont des prédateurs sexuels ràôdent en permanence l’Internet dans le but d’établir un contact avec les enfants, annonce un rapport des Nations Unies. (16 Septembre 2009)

> Dans le monde, un enfant est abusé, torturé et violé toutes les 30 secondes

> 10 millions d’enfants ont disparu, ont été abusés, prostitués, torturés ou assassinés dans le Monde (source UNICEF).

> 95% des 360 000 victimes estimées, c’est à dire, 210 000 victimes sont sexuellement exploités.

En conclusion:

Depuis 1998, les crimes liés à la pédo-pornographie sur Internet dans le monde ont augmenté de 1500 % ( www.datamonitor.com – archives 2004) »

Sources Innocence en danger

Mon avis :

Ouvrage que j’ai choisi pour mon travail de fin d’études dont le sujet est : Les nouvelles technologies de l’information et de la communication : Progrès & danger. Dans un souci de faire plus  » court  » pour la publication sur mon blog, j’ai choisi de remanier un peu cet avis par rapport à la version originale.

Quelque fois, lorsqu’on visite la toile afin de rechercher des sites relatifs aux enfants, on peut tomber sur le meilleur comme sur le pire. Auparavant, les pédophiles communiquaient de bouche à  oreille, par courrier ou par entremetteurs interposés (sex shop). Bien entendu il était beaucoup plus délicat alors de rester anonyme car la présence physique ou la voix trahissaient la personnalité de l’intervenant. Par contre aujourd’hui avec l’apparition d’Internet, rien n’est plus aisé que de falsifier son identité et de rester anonyme sur la toile.

Gràce à  des sites qui ont pour objectif de fédérer une communauté. Il est à  présent possible aux pédophiles de se rencontrer et de dialoguer plus aisément et rapidement sous le couvert de l’anonymat. De ce fait, l’échange de  » matériel  » pédopornographique a considérablement augmenté. Et malheureusement, il est alors possible, pour un surfeur animé de bonnes intentions, de tomber assez facilement sur des images insoutenables.

De plus, profitant du laxisme de certains fournisseurs d’accès, il est devenu matériellement impossible de tous les surveiller. La pédophilie n’a plus de frontières, et bien que tous les pays civilisés soient conscients du danger et essaient d’éradiquer le problème. L’uniformisation des armes de contre attaque ne peuvent se mettre en place car les lois diffèrent, se contrarient et s’opposent les une aux autres sur le plan international.

Il faut savoir que la lutte pour la protection de l’enfance ne peut s’arrêter à  une frontière. En effet, les supports hébergés dans des pays peu soucieux de l’éthique sont consultables n’importe où dans le monde… mais le législateur ne peut agir que sur son propre territoire. Les criminels ne vont donc pas s’arrêter face à  des barrières virtuelles. Ils ont compris depuis longtemps qu’ils peuvent largement profiter des failles du système. De ce fait, la justice semble parfois pencher de leur càôté puisque la réglementation sur la Toile est pratiquement inexistante. Il est de mon avis que les législateurs ont été naïvement imprudents d’oublier que la toile ne connaît aucune frontière en termes de navigation.

Il faut savoir qu’à  cause de tout cela, Internet est en passe de devenir le facteur le plus considérable d’exploitation sexuelle des enfants et le principal moyen d’échange de pornographie enfantine. On estime aujourd’hui qu’il existe plus d’un million d’odieuses images (ou vidéos) mettant en scène nos petits.

Ce document, écrit de la main d’Homayra Sellier, Fondatrice de l’association innocence-en-danger.com (ASBL présente dans 29 pays, dont la Belgique) a été chargé par l’UNESCO en 1999 de conduire une action mondiale afin de protéger les enfants victimes de l’exploitation sexuelle et de sensibiliser l’opinion publique internationale au fléau croissant que constitue la pédo-criminalité en général et plus particulièrement sur internet. Son but principal est de faire appliquer la Convention des Droits de l’Enfant.

Suite à  plusieurs années de contacts avec la cybercriminalité, Homayra Sellier a publié cet ouvrage éponyme. Même si le contenu, surtout les témoignages, sont souvent choquants, c’est quand même un ouvrage simple d’accès pour tous et facilement compréhensible. Je l’ai pour ma part lu très rapidement car ce document est très bien écrit et touchera droit au coeur toutes les personnes qui tout comme moi sont révoltées face à de tels crimes terrible touchant aux enfants.

De nos jours le réseau investit toutes les familles : attrayante, aucune nouvelle technologie ne s’est développée aussi rapidement ni à  aussi grande échelle. C’est lorsqu’un enfant est abusé ou disparaît que les adultes prennent conscience de la manipulation perverse des pédophiles : rien de plus facile que de leurrer un enfant par écran interposé.

Il ne faut jamais oublier que tout pédophile affute sa connaissance de la psychologie infantile. Il semble inoffensif en utilisant la phraséologie, la syntaxe, les émoticàônes, jusqu’aux fautes d’orthographe en usage chez les enfants, tout cela afin de raffermir sa crédibilité. Ainsi en fonction du public visé (âge, sexe, etc.), le cybercriminel va adapter sa méthode de sélection. Endormant ses proies, il les incite à  lui livrer de plus en plus d’informations personnelles comme leurs goà»ts, leur adresse ou l’école qu’ils fréquentent. Le pire est que parfois un rendez-vous récompense les efforts des détraqués.

Pour sauvegarder l’innocence de nos jeunes, il me semble que la sécurité et l’intégrité morale et physique de nos enfants vaut bien que nous, adultes conscients, prenions la peine de nous informer sur leurs loisirs, leurs fréquentations, leurs centres d’intérêts et surtout de garder un oeil vigilent sur leurs écrans afin de leurs éviter l’innommable.

Note : …/10 Désolée mais je ne préfère pas noter les histoires vraies qui relatent de telles souffrances, je ne les note pas par respect pour ces personnes ainsi que pour leur histoire vécue… Merci de votre compréhension.

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