Interview d’auteur : Oxanna Hope

Nom, prénom : Oxanna Hope
Nationalité : Française

Biographie : Oxanna Hope est née à Neuilly sur Seine (92) puis a vécu dans de nombreuses villes avant de, finalement, retourner à l’âge de 14 ans dans la région qui l’a vu naître. Là, elle y entame des études de secrétariat avant de se tourner vers une de ses passions : l’équitation et d’en faire un métier. Elle exercera par la suite celui d’enseignante de la conduite. Son autre passion : l’écriture, elle l’a découvre en commençant à rédiger des scénarios de ses séries télévisées favorites. A quinze ans, elle se prend à rêver que son futur métier sera celui d’auteur. Plus qu’un désir, c’est pour elle une nécessité de s’exprimer par le biais des mots. Après s’être essayée à la poésie et à différents genres, elle trouve son style de prédilection : le fantastique qui lui permet de s’épanouir parmi les fantômes, les monstres et phénomènes paranormaux de toute sorte.

Oxanna HOPE vous invite à pousser les portes de son monde peuplé de personnages éclectiques, parfois ironiques, souvent écorchés vifs.

 

Bonjour à vous tous mes geekynautes ! C’est avec une grande émotion que je vous présente aujourd’hui ma toute première interview d’auteur ^^ J’espère que celle-ci vous plaira et qu’elle vous donnera l’envie de découvrir l’univers littéraire de Oxanna Hope !

C’est parti ! 😀

 

– Je t’invite à te présenter à nous, qui es-tu? D’où viens-tu? Et que fais-tu dans la vie ?

Je suis passionnée d’écriture depuis l’enfance. Également passionnée par les chevaux, j’en ai fait mon premier métier. Par la suite, j’ai changé d’orientation professionnelle et suis devenue enseignante de la conduite. À présent, je me consacre uniquement à l’écriture.

 

– Dans quelles circonstances te sont apparus le goût d’écrire et l’envie de te faire publier ?

Le goût, je ne sais pas, mais le besoin est venu à l’âge de douze ans quand j’ai voulu écrire un scénario avec ma sœur pour comprendre le processus qui faisait que des mots les uns derrière les autres devenaient des histoires. Le concept était magique pour moi, et depuis ce moment, je n’ai plus cessé de gratter le papier, mais je dirais que c’était par nécessité vitale, pour me vider la tête, que par simple désir créatif.

 

– Depuis combien de temps écris-tu des romans ?

L’écriture à proprement parler, douze ans, mais mon premier roman a été rédigé lorsque j’avais seize ans. Il n’a cependant jamais été publié, et j’ai envie de dire, tant mieux pour les pauvres lecteurs ^^

 

– Quels sont les livres qui sont nés sous ta plume ?

J’ai débuté par « Go to Hell », tout d’abord en indépendante par volonté personnelle, puis j’ai finis par reprendre le chemin de l’édition traditionnelle. C’est un roman d’urban fantasy qui est actuellement visible aux éditions Rebelle pour la version Young adult et aux éditions J’ai Lu en version semi-poche un peu plus adulte. Le tome 4 va d’ailleurs sortir en octobre prochain chez Rebelle.

                      

Par la suite, j’ai écrit deux thrillers ésotériques, « L’apôtre de l’ombre » et « Au creux de ma main, tu n’es plus rien », qui relate deux enquêtes différentes, mais avec des héros récurrents Thomas Van Eecke et Maxime Lanier. J’y mélange crimes, investigations avec une touche de fantastique.

Ensuite, il y a un livre pour enfants, un peu une sorte d’ovni compte tenu de ce que j’écris en général. « Dis maman, qu’est-ce que ça veut dire ? » est surtout un ouvrage qui se veut pédagogique puisqu’il a pour but d’apprendre aux enfants la signification de certaines expressions françaises idiomatiques sous forme de dessins. Initialement, il a été créé dans le but d’aider les enfants souffrant d’autisme, mais peut convenir à tous les enfants.

                        

« Lebenstunnel » est mon dernier né. Pour le moment deux tomes (Allégeance & Chaos) sont sortis et le troisième paraîtra début 2018. C’est une uchronie dystopique qui se déroule en 2145 dans un monde dirigé par les nazis avec Krista, une jeune aryenne, comme héroïne qui va découvrir que son peuple n’est pas aussi parfait qu’elle le supposait.

           

 

– Quelle part de ton temps (en moyenne) consacres-tu à l’écriture ?

Tout dépend de ce sur quoi je travaille. Je peux passer une journée entière sur mon ordinateur, de 9 heures du matin à minuit. Mais en général, la phase d’écriture se fait en soirée, pas avant 22 heures. Le reste du temps, je fais des corrections, des modifications, des recherches.

 

– Quelles sont tes petites manies/rituels d’auteur ?

La seule que je pourrais donner, c’est que j’ai besoin de mettre de la musique à fond avec un casque sur mes oreilles pour écrire. Je n’aime pas écrire dans le silence. Il faut que la musique, évidemment, soit en adéquation avec l’univers dans lequel je veux m’immerger, sinon, ça ne fonctionnera pas.

 

– As-tu d’autres projets littéraires sur le feu ?

Pour le moment, je me concentre sur la fin de la saga de Go to hell et celle de Lebenstunnel, de manière à pouvoir y être à cent pour cent. Ensuite, je suis en train d’écrire une nouvelle dystopie.

 

– Peux-tu nous en dire plus sur la nouvelle dystopie sur laquelle tu travailles actuellement ?

C’est une histoire qui se déroule à une époque plus ou moins futuriste. Un continent séparé en trois pays ayant chacun une vision très différente de la manière dont on doit considérer l’humain. C’est une histoire qui, à mon sens, reste dans la veine de Lebenstunnel où je dénonce toujours les problèmes qui se rapportent à la façon dont un gouvernement peut diriger un peuple entier et en faire quelque chose de positif ou de négatif.

 

– Quelles sont tes inspirations ? Un roman, un auteur préféré ?

Curieusement, les ouvrages que je cite toujours dans le sommet de ma liste sont Jane Eyre et Les hauts de Hurlevent. Ce n’est pourtant pas du tout mon domaine d’écriture, mais ce sont des pépites qui m’ont confirmé à quel point j’étais désireuse de suivre le chemin des sœurs Brontë.

 

– Quel(s) conseil(s) pourrais-tu donner à quelqu’un qui souhaite se lancer dans l’écriture ?

C’est très difficile pour moi de donner des conseils parce que je ne pense pas être bien placée pour le faire. La seule chose que je pourrais dire à une personne voulant se lancer dans l’écriture, c’est de s’accrocher, de faire le tri entre les critiques non constructives qui peuvent détruire, et celles qui mettent en avant les défauts sur lesquels il faut travailler. Je suggérerais à ces auteurs en devenir de remettre souvent leur travail en question et de demander conseil à des personnes bien aguerries dans le métier. J’ai eu, pour ma part, la chance de recevoir des conseils d’excellents auteurs qui m’ont beaucoup aidée.

 

– Quels sont les lieux (réseaux sociaux) où les lecteurs peuvent te retrouver sur Internet ? (Facebook : Twitter : Instagram : Site/blog : Autre… )

On peut me trouver sur Facebook, sur la page fan Oxanna Hope, sur Twitter, sur Instagram et sur mon site internet.

 

Parlons maintenant des deux premiers tomes de ta trilogie « Lebenstunnel ».

– Comment t’est venue l’idée de cette histoire ?

Bonne question à laquelle je ne saurais pas répondre. J’étais retombée dans mes intérêts spécifiques sur la Shoah, je fonctionne beaucoup par période pour mes passions et donc, là, j’étais à fond dans le nazisme et je lisais énormément de bio et de documents. Germania me fascinait parce que c’était tout de même un projet pharaonique et splendide, bien qu’irréalisable. Je me suis demandé comment serait le monde si nous avions vécu sous un gouvernement totalement aryen. Je me suis demandé qui aurait droit d’y vivre, de moi, mes amis, ma famille. J’ai trouvé cela terrifiant parce que les véritables Aryens comme les imaginait Hitler, qui n’en était d’ailleurs même pas un, était une notion si étriquée de la race humaine. Seulement, ce que je désirais, c’était voir les choses du côté de l’ennemi, de celui qui considère comme coupable, le peuple aryen. Je voulais également montrer à travers les mots que nous pouvions tous être endoctrinés, que suivre comme un mouton n’était pas une bonne idée en soi. Pour moi, il est important de suivre son propre chemin et aussi de savoir que l’on ne peut pas condamner un peuple entier pour les actes que certains de leurs membres peuvent avoir commis. C’est valable pour tous les hommes, quelle que soit leur race, leur croyance, leur façon de vivre. Je reste une utopiste dans l’âme.

 

– Les recherches effectuées pour mettre en place l’univers dépeint dans ton roman t’ont-elles demandé beaucoup de temps ?

Je dirais que non dans la mesure où j’écrivais en même temps que j’intégrais les informations. Néanmoins, il est vrai que collecter toutes sortes de photos, monter des dossiers sur le matériel futuriste réclame un peu de temps. Il faut croire que je ne l’ai pas vu passer ^^ Le plus long pour moi a été l’étude de Germania, de trouver les photos de la maquette pour pouvoir essayer d’y être la plus fidèle possible. J’ai également beaucoup lu sur le sujet le soir, ce qui fait que je ne considérais pas cela comme une recherche fastidieuse.

 

– Au moment de l’écriture avais-tu déjà l’ensemble de ton histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages ont pris vie sur le papier ?

Non, j’ai la fâcheuse tendance à ne jamais faire de plan avant de rédiger parce que ça bride trop mon imagination. J’écris comme les choses viennent. Il m’arrive d’avoir un début de roman et sa fin en tête, c’est alors à moi de trouver les péripéties qui me permettront de faire se rejoindre ces deux portions de romans. Mais souvent, je ne sais pas où va me mener un écrit, je laisse mes personnages agir et je suis parfois étonnée par les chemins qu’ils me font prendre. C’est ce que j’aime dans l’écriture sans plan.

 

– T’est tu inspirée de personnes réelles pour tes personnages ?

Pour les nazis, il m’a été facile de m’inspirer de certains modèles. Heinrich Himmler et Adolf Hitler ont été pour beaucoup dans la création du führer de mon roman. Pour le reste, j’ai plus assemblés des fragments de personnages fictifs pour en faire de nouveaux.

 

– Tu nous as dit (plus haut dans le texte) que tu apprécies écouter de la musique lorsque tu rédiges. Pourrais-tu nous citer quelques titres qui t’ont accompagnée lors de ta rédaction de Lebenstunnel 1 et 2 ?

En fait, j’écoutais durant l’écriture beaucoup de musiques en rapport avec la guerre, sur la Shoah, des tributes et montages de clips. Notamment aussi beaucoup M83, Hole in the sky est une de mes musiques fétiches ainsi qu’Oblivion.

 

– Cette trilogie restera-t-elle définitivement une trilogie ?

Je ne pourrais pas répondre à cette question de manière assurée, comme on ne peut jamais savoir ce que l’avenir nous réserve. J’avoue que terminer ce tome 3 a été un crève-cœur pour moi.

 

– As-tu un petit quelque chose de croustillant à nous révéler sur la suite de Lebenstunnel ?

Je vais garder le secret pour le moment pour ne pas risquer de spoiler les lecteurs. Tout ce que je peux dire, c’est que les apparences peuvent parfois être trompeuses, mais ça, tout le monde le sait déjà après avoir lu les deux premiers volets de Lebenstunnel.

 

– Je pense qu’il aurait pu être ingénieux de joindre au texte un plan de la ville de Germania, même basique. Histoire de se situer un peu mieux dans le lieu et visualiser sa disposition. Cela a d’ailleurs déjà été vu dans d’autres romans dystopiques. Que penses-tu de cette idée ?

C’est effectivement quelque chose que je voulais faire. J’en avais discuté avec une personne dans cette optique, mais les choses ne se sont finalement pas faites et j’ai dû travailler sans. D’autre part, le souci concernant cette carte tenait également au fait que ma vision de Germania était un peu différente sur certains points de la véritable Germania d’Albert Speer selon les directives d’Hitler. La future capitale nazie a été imaginée dans les années 1930/40 alors que mon histoire se déroule 200 ans plus tard, il fallait donc s’adapter à l’époque et à ses avancées technologiques. Mais ne pas avoir inclus de plan de Germania dans mon roman est un regret que j’ai, effectivement.

 

– Aurais-tu un dernier mot pour la fin ?

Je te remercie d’avoir pris le temps de découvrir mon travail et pour cette interview.

 

Je te remercie également Oxanna pour ta gentillesse et ton accessibilité envers tes lecteurs ! Je te souhaite une bonne continuation et beaucoup de succès pour l’avenir ! Sache que tu as gagné une nouvelle fan et que je surveillerai de très près toutes tes futures parutions 😉

 

Et bien voilà mes Geekynautes adorés, cette interview est terminée, je vous remercie de tout cœur de m’avoir lue <3 Nous nous retrouveront dimanche pour le 7e Sunday’s Books (and others), j’espère que vous serez au rendez-vous 😉 Je vous embrasse et je vous souhaite à tous une bonne journée et d’avance un excellent weekend !

 

4 commentaires à Interview d’auteur : Oxanna Hope

  • Khiad  dit:

    Hey ! Jolie première interview ! 😀
    Bon, je n’ai lu que la première partie, pour ne pas risquer de me spoiler le livre, mais l’auteure semble vraiment sympa. ^^

    • Tristhenya  dit:

      Hello Khiad ! Merci beaucoup 😀 Je suis contente que cette interview t’ait plu ^^ Il ne me semble pas qu’il y ait de spoil, j’ai essayé de rester un maximum évasive. Juste, il n’est pas conseillé de lire la chronique du tome 2, avant d’avoir lu le premier tome, cela va de soi 😉 En effet, l’auteure est vraiment très sympathique, nous avons eu un excellent feeling ^^
      Merci pour ta visite et à très bientôt !

  • Fantasybooksaddict  dit:

    Jolie interview 1

    • Tristhenya  dit:

      Un tout grand merci Fantasybooksaddict, je suis très contente qu’elle te plaise 😉

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