La comtesse de sang de Maurice Périsset

Titre : La comtesse de sang
Auteur : Maurice Périsset
Edition et parution : Pocket, 2003
Nombre de pages : 255

Quatrième de couverture : Dans le sombre décor d’un château isolé à Csejthe, d’innombrables victimes sont suppliciées avec la dernière férocité. Des jeunes paysannes à  la peau fraîche, flattées de rentrer aux services de la Comtesse Bathory ou alléchées par la promesse de somptueux festins, sont entraînées dans d’immenses souterrains qui seront leur tombeau. Elles succombent pour le seul et monstrueux plaisir de cet être d’une étrange beauté, au teint de lis, dévoré par des besoins sexuels innommables et à  la recherche de la jeunesse éternelle. On ne connaît guère à  travers les àges d’exemples plus horrifiants et plus extraordinaires.

Voici, telle qu’elle se déroula véritablement, l’histoire d’Erzébeth Bathory, la Comtesse goule de sinistre mémoire, l’effroyable femelle sanguinaire dont la vie et les exactions atroces dépassèrent en cruauté les plus noirs forfaits jamais perpétrés, et qui frappa d’épouvante la lointaine Hongrie du XVIème siècle.

 

Extraits choisis :

« D’une bourrade, Jo Ilona redressa la fille dont le visage tuméfié n’était plus qu’une plaie sanguinolente. Lâchant sa baguette, Erzébeth passa derrière Hédi, saisit brusquement sa bouche de chaque côté et tira avec une telle force qu’elle fendit aux commissures. Le hurlement se perdit sous la morsure du fer à gaufrer qu’avec lenteur Ficzko enfonçait dans la bouche qui grésilla en fumant. Dans un dernier hoquet et une affreuse odeur de chair brûlée, le corps supplicié parut se disloquer et tomba sur le sol. »

« Après un court recueillement, la comtesse fait un geste; aussitôt Ficzko saisit une chandelle et la lui tend. D’une main qui ne tremble pas, elle enfonce la chandelle dans le sexe couvert de sang. Pendant quelques secondes, la flamme vacillante brûle la toison blonde; la suppliciée recommence à gémir. Ces nouvelles plaintes décuplent la rage d’Erzébeth. D’un large mouvement, elle agite la chandelle jusqu’à ce que la fille violée hurle sa souffrance et son plaisir. »

Mon avis :

Vous l’aurez compris en lisant les deux extraits ci-dessus, c’est très sanglant et assez pervers ! Elizabeth Bathory ayant réellement existé (légende ou pas ?), il est difficile avec ce genre de roman (soi disant biographie) de distinguer quand commence la réalité et quand s’arrête la fiction. Ce qui j’avoue, est fortement troublant !

Amatrice d’histoire d’horreur en général, je dois dire que celle-ci me laisse une impression de malaise et de dégoût, dans laquelle je me suis sentie voyeuriste par moment. Les paysages et les scènes sont superbement bien décrites, ce qui ne laisse absolument pas indifférent. Il est difficile de ne pas se laisser envahir par cette mystérieuse ambiance où le sadisme se mêle a la luxure.

Le style fluide et accrocheur de Maurice Paurisset y est pour beaucoup, car subtilement du bout de sa plume, il nous plonge d’instinct entre les murs froids du château, face au sadisme de la comtesse et à la brutalité des sévices infligés a ces pauvres jeunes filles… Ce livre est crû et il va sans dire qu’il n’est pas à mettre entre toutes les mains 😉

On apprivoise au fur et à mesure, leur pratique d’une magie très peu connue, dérivée de la magie noire. Une magie basée sur le sang dont use et abuse la grande comtesse avec ses alliés occultes. Pour obtenir ce sang, Madame Bathory et ses sous-fifres auront beaucoup d’imagination et beaucoup de servantes y laisseront leur vie…

J’ai beaucoup aimé de découvrir au fil des pages une Hongrie, restée encrée dans le moyen-âge, contrastant avec ces grandes soirées à Prague où se rend la comtesse hors de son château de Cjezt en Transylvanie, où le temps est toujours maussade. Il est agréable de se balader dans un univers aussi mystérieux.

Ce roman est délicieux, je vous le conseille !

Note : 7/10 (Une excellente lecture, n’hésitez pas !)

7 - Excellente lecture, n'hésitez pas !

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