La guerre des mondes de H.G. Wells

Titre : La guerre des mondes
Titre original : The war of the world
Auteur : H.G. Wells
Edition et parution : Gallimard, 2005
Nombre de pages : 318

Quatrième de couverture : Je voyais maintenant que c’étaient les créatures les moins terrestres qu’il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d’un grand corps rond, ou plutà´t d’une grande tête ronde d’environ quatre pieds de diamètre et pourvue d’une figure. Cette face n’avait pas de narines – à  vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d’odorat – mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. La guerre des mondes est un récit passionnant qui relate l’invasion de la Terre par des Martiens. C’est un témoin extérieur qui nous montre le désarroi et la lutte désespérée des hommes face à  un cataclysme directement sorti de l’enfer. Si les Martiens sont d’abord présentés comme des êtres faibles (la gravité terrestre, trois fois plus forte que celle de Mars, les empêche effectivement de se mouvoir rapidement), ils ne vont pas tarder à  dévoiler leur puissance, qui n’aura d’égale que leur cruauté.

 

Extrait choisi :

« C’est comme les hommes avec les fourmis. À un endroit, les fourmis installent leurs cités et leurs galeries ; elles y vivent, elles font des guerres et des révolutions, jusqu’au moment où les hommes les trouvent sur leur chemin, et ils en débarrassent le passage. C’est ce qui se produit maintenant – nous ne sommes que des fourmis. »

Mon avis :

Ayant vu l’adaptation de Spielberg (que j’aime beaucoup et que je ne me lâsse pas de regarder !), j’avais toujours eu envie de lire le roman à la base de cette histoire. Et je peux vous dire que je n’ai pas été déçue ! Bien que très différente de la version de Spielberg, ce roman traverse le temps avec une modernité surprenante.

Comment les hommes réagiraient-ils si soudainement les Martiens débarquaient sur terre et les réduisaient à l’état de nourriture de choix sans leur laisser l’espoir même de pouvoir s’en sortir… C’est ce à quoi tente de répondre monsieur Wells dans ce roman « La guerre des mondes ». Et il y parvient avec brio, car il nous offre ici une vision particulièrement réaliste de la chose.

Cette lecture est extrêmement immersive, j’ai réellement ressenti la peur et le découragement du héros de ce livre (dont on ne sait pas le nom) ainsi que de son frère et de tous ces autres humains dépités face à cette invasion aussi violente que surprenante. En effet, les martiens présentés au départ comme des êtres faibles (la gravité terrestre, trois fois plus forte que celle de Mars, les empêche de se mouvoir rapidement), ne vont pas tarder à dévoiler leur puissance, qui n’aura d’égale que leur cruauté.

La symbolique entre le livre et le film est qu’ils nous montrent de la même manière l’un et l’autre que cette guerre n’est pas vraiment une guerre, mais une fuite ! Les hommes face à l’inconnu battent en retraite, incapables de se défendre alors que le désordre et l’anarchie règnent en roi… Ils ne sont que des troupeaux d’humains qui fuient en désordre, perdus et apeurés face à l’inconnu.

Le sentiment de peur est bien présent tout au long de cette lecture, car ces envahisseurs sèment leur chaos destructeur sur le monde entier et en quelques jours à peine, la civilisation humaine toute entière s’est écroulée… Mais heureusement, lorsque le genre humain croit que tout est perdu, que la race est finie, qu’il n’y a plus rien à faire, les Martiens meurent parce que notre monde, notre atmosphère n’est pas bonne pour eux et ne veut pas d’eux… C’est ce qui vaudra leur perte !

La modernité de ce livre me laisse perplexe quand on sait qu’il à été écrit a la fin du XIXe siècle. Les descriptions de ces Martiens utilisant une technologie insoupçonnable pour cette époque est tout simplement remarquable… Ce livre est un modèle du genre en science fiction avec une terrible clairvoyance sur la place des hommes sur cette terre, elle vaut essentiellement pour sa morale et nous donne clairement à réfléchir quant au rôle de l’humanité et nous montre que nous sommes finalement bien peu de choses !

Note : 6/10 (Une lecture divertissante !)

6 - Lecture divertissante !

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