Les chouans de Honoré de Balzac

Titre : Les chouans
Auteur : Honoré de Balzac
Edition et Parution : Folio Gallimard, 1979
Nombre de pages : 508

Quatrième de couverture : Drame historique, récit d’aventures, tragédie d’amour, Les Chouans, ou la Bretagne en 1799 forment le prologue de La Comédie humaine. Nous sommes à la veille du 18 Brumaire. Bientôt va sortir des limbes cette société nouvelle que Balzac a pour ambition de peindre. Mais, aux confins de la Bretagne et de la Normandie, c’est encore l’affrontement sans merci des manants du roi et des soldats de la République. Sous la conduite d’un chef intrépide et juvénile, le marquis de Montauran, les Chouans pillent, rançonnent et terrorisent les patriotes. Cinq ans après l’insurrection de la Vendée, cette nouvelle guerre des partisans est une affaire d’Etat. Comment abattre Montauran et disperser ses hordes de pillards insaisissables, vite engloutis par la brume ou les chemins creux du bocage normand, après chaque coup de main ? Le génie ténébreux du meilleur espion de Fouché y suffirait-il s’il n’avait su placer dans son jeu la sublime figure de Marie de Verneuil ? Des douves sanglantes de la Vivetière à laredoute du Nid-aux-Crocs, nous suivons Montauran et ses terribles lieutenants – Marche-à-terre, Pille-miche, Galope-chopine – jusqu’à l’ultime assaut où se jouera leur destin.
Introduction et notes de Claudie Bernard. Texte intégral.

 

Extrait choisi :

J’ai choisi un passage des pages 165 à 166.

« Mademoiselle, dit-il avec une émotion mal déguisée, êtes-vous fille ou femme, ange ou démon ?
« Je suis l’un et l’autre, reprit-elle en riant. N’y a-t-il pas toujours quelque chose de diabolique et d’angélique chez une jeune fille qui n’a point aimé, qui n’aime pas, et qui n’aimera peut-être jamais ?
« Et vous trouvez-vous heureuse ainsi ? … dit-il en prenant un ton et des manières libres, comme s’il est déjà conçu moins d’estime pour sa libératrice.
« Oh ! heureuse, reprit-elle, non. Si je viens à penser que je suis seule, dominée par des conventions sociales qui me rendent nécessairement artificieuse, j’envie les privilèges de l’homme. Mais, si je songe à tous les moyens que la nature nous a donnés pour vous envelopper, vous autres, pour vous enlacer dans les filets invisibles d’une puissance à laquelle aucun de vous ne peut résister, alors mon rôle ici-bas me sourit ; Puis, tout à coup, il me semble petit, et je sens que je mépriserais un homme, s’il était la dupe de séductions vulgaires. Enfin tantôt j’aperçois notre joug, et il me plaît, puis il me semble horrible et je m’y refuse ; tantôt je sens en moi ce désir de dévouement qui rend la femme si noblement belle, puis j’éprouve un désir de domination qui me dévore. Peut-être, est-ce le combat naturel du bon et du mauvais principe qui fait vivre toute créature ici-bas. Ange ou démon, vous l’avez dit. Ah ! Ce n’est pas d’aujourd’hui que je reconnais ma double nature. Mais, nous autres femmes, nous comprenons encore mieux que vous notre insuffisance. N’avons-nous pas un instinct qui nous fait pressentir en toute chose une perfection à  laquelle il est sans doute impossible d’atteindre. Mais, ajouta-t-elle en regardant le ciel et jetant un soupir, ce qui nous grandit à  vos yeux…
« C’est ? … dit-il.
« Eh ! bien, répondit-elle, c’est que nous luttons toutes, plus ou moins, contre une destinée incomplète. « 

Mon avis sur cet extrait :

Le marquis commence à s’intéresser à Mademoiselle de Verneuil. Les deux jeunes gens commencent à avoir des sentiments l’un pour l’autre. Marie profitant de ce moment de badinage nous livre une critique sur la condition de la femme au 18e siècle.
Elle ne se sent pas heureuse à cause des conventions sociales et de sa condition de jeune fille (le côté doux lui plait, le côté résigné la révolte).

D’autres femmes après elle ont connu ce malaise et ont lutté contre cette destinée incomplète jusqu’au 20e siècle. Je profite du chemin parcouru par ces femmes et je me sens l’héritière de leurs idéaux.

A présent, garçons comme filles bénéficient des mêmes droits du point de vue de l’éducation de l’instruction! (En tout cas dans nos pays dits « civilisés », car pour beaucoup d’entre nous encore le chemin resté semé d’embuches).

 

Mon résumé :

Ce résumé à  été rédigé par mes soins, veuillez ne pas utiliser ce texte sans ma permission, merci.

Vers la fin du mois de septembre 1799, la révolte gronde à nouveau dans l’ouest de la France. Sur la route de Mayenne à Fougères, un petit détachement de soldats sous les ordres du commandant Hulot, qui accompagne des nouveaux conscrits tombent sur Marche-à-terre. Le commandant Hulot comprend très vite qu’il est tombé dans un piège. Marche-à-terre est en fait le moyen de diversion pour attaquer le détachement.

Fouché, le ministre de la police, souhaite stopper cette nouvelle insurrection Bretonne, il enverra donc, la jeune et jolie espionne Marie de Verneuil accompagnée de sa servante Francine. Le rôle de Marie de Verneuil sera de séduire le chef des Chouans, le marquis de Montauran dit « le Gars ». Elle devra, avec l’aide de Corentin (le bras droit de Fouché), homme peu scrupuleux et amoureux de Marie, le faire tomber dans un piège.

Lors d’un déjeuner imprévu à l’auberge, Mademoiselle de Verneuil fera connaissance avec le marquis de Montauran, accompagné de Mme du Gua (Sa mère ? Sa maitresse ?). Marie et le marquis de Montauran éprouveront très vite une forte attirance l’un pour l’autre.

Lors de ce déjeuner, Le commandant Hulot fait son apparition et entretient une conversation houleuse avec le jeune homme : il veut vérifier l’identité du marquis, qu’il croît être « le Gars », mais la jeune femme l’en dissuade gràce à  un document officiel dont elle dispose. Apres quelques hésitations, le marquis de Montauran, sa mère et mademoiselle de Verneuil partagent la même voiture pour se rendre à  Fougères, escortés par des de soldats républicains. Lors de ce voyage le marquis et Marie s’avoueront leur amour réciproque et à leur arrivée au chàteau le jeune homme révèlera à  Marie qu’il est le chef des chouans dit  » le gars « .

Dans une salle du château se retrouvent réunis des responsables de la rébellion, tous sont très intéressés par Marie!
Mme du Gua, jalouse, dévoile que leur chef s’est en amouraché d’une espionne. Entendant cela le gars dit aux chouans que si c’était le cas, elle les aurait déjà  trahis depuis longtemps! Mais peu après, un insurgé lui apprend que Marie est réellement une courtisane doublée d’une espionne. Furieux, celui-ci l’insulte, la chasse et promet de se venger. Les soldats républicains sont alors massacrés par les troupes de Montauran, et Marie échappe de peu à  la mort. Marie de Verneuil désire se venger, mais comprend que « le Gars » a été abusé.

Pour lui prouver son amour, elle parvient à  le revoir lors d’un bal. Les deux amants dissipent tout malentendu et s’avouent leur passion réciproque. Cependant, Corentin fou de jalousie veut le coeur de Marie et la perte de Montauran. Il envoie à Marie une fausse lettre dans laquelle le marquis avoue aimer sa mortelle rivale Mme du Gua! Outragée, elle alerte Hulot qui met tout en oeuvre pour capturer le marquis. Quand la jeune femme apprendra la vérité, il sera trop tard pour fuir. Les deux amants n’ont que le temps de se marier, avant d’être abattus par les Jacobins.

 

Mon avis :

Ce n’est pas tant la longueur du texte qui est rébarbative dans ce roman, mais plutôt la longueur et la lenteur de l’action : trop de descriptions détaillées donnaient une force d’inertie au développement des chapitres, et j’ai trouvé ça dommage.

Je n’ai vraiment apprécie la forme de l’écrit que dans les cinquante dernières pages : Balzac à réussi à calquer la vitesse des actions successives a la vitesse de l’écrit (et donc de la lecture et de la compréhension).

Par contre j’ai vraiment beaucoup aimé le caractère fort, magnifiquement décrit des personnages! Un « vrai » soldat, de « vrais » paysans révoltés, de « vrais » amants qui s’unissent et se haïssent avant de se pardonner !

Du point de vue historique, je ne connaissais pas bien les prémices de la révolution Française de 1789. Mais ce roman m’a permis de mieux comprendre certaines causes qui ont amené cette lutte fratricide.

Ce livre ne me donne malgré tout pas l’envie de lire d’autre de ses oeuvres… Mais bon, il ne faut jamais dire jamais, lol ^^

Note : 3/10 (Au secours ! Cette lecture à détruit mes derniers neurones !)

3 - Au secours ! Cette lecture à détruit mes derniers neurones !

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