On m’a volé ma vie de Jaycee Dugard

on m'a volé ma vie Jaycee Dugard Titre : On m’a volé ma vie
Titre original : A stolen life
Auteur : Jaycee Dugard
Edition et Parution : Michel Lafon, 2013
Nombre de pages : 300

Quatrième de couverture : Le 10 juin 1991, Jaycee Dugard se rend seule à l’arrêt du bus scolaire. À tout juste onze ans, elle est enlevée sur le chemin par Phillip Garrido, un délinquant sexuel récidiviste d’une quarantaine d’années. Avec la complicité de son épouse Nancy, celui-ci l’enferme dans un minuscule cabanon au fond de son jardin et la viole fréquemment. Jaycee tombe enceinte pour la première fois à l’âge de treize ans. Elle donnera naissance à deux filles. Durant plusieurs années, l’adolescente sera aussi l’esclave domestique de son ravisseur et travaillera dans son imprimerie sans jamais révéler son identité. La police la cherche en vain. Il faudra attendre 2009 pour que Phillip Garrido finisse par se trahir et que les Américains découvrent avec horreur les dix-huit années de calvaire de la jeune fille. Le bourreau sera arrêté et condamné à perpétuité lors de son procès en 2011. Jaycee vit aujourd’hui dans un lieu tenu secret avec sa mère, sa demi-sœur et ses deux filles. À travers ce témoignage bouleversant, elle retrace l’enfer de sa captivité et nous offre une formidable leçon de courage.

 

Extrait choisi :

« 13 mars 2004 : Je suis désolée pour tout ce que je ne suis pas. Désolée de ne pas être celle qu’il voudrait que je sois ; je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il attend. Je suis simplement navrée. Parfois, je me sens désespérément seule, et c’est idiot puisque je ne le suis pas. J’ai mes chats et des gens qui m’aiment. Mais au fond, je ne sais pas ce que je veux. Certains jours, j’ai le sentiment d’être d’une grande clairvoyance et tout me semble facile, mais le lendemain tout redevient brumeux et je suis incapable de définir mes désirs. Le pire, c’est la nuit : j’ai trop le temps de penser. J’ai quelquefois l’impression de dramatiser et de me plaindre à l’excès. Pourquoi est-ce que je me lamente autant ? J’ai de quoi manger, un toit pour me protéger de la pluie… Enfin quand ma tente ne fuit pas. Je ne veux pas le blesser (Phillip), mais j’ai souvent le sentiment que ma seule présence le fait souffrir. Alors comment lui dire à quel point j’ai envie d’être LIBRE d’aller et venir à ma guise ? LIBRE de crier « j’ai une famille ». LIBRE. »

 
 
Mon avis :

L’histoire de Jaycee est poignante, bouleversante et terrifiante. Kidnappée a l’âge de 11 ans sur le chemin de l’école par Phillip Garrido et Nancy, sa femme. Le calvaire de cette jeune fille durera 19 longues années !

19 ans séquestrée aux mains de ses tortionnaires, enfermée dans un cagibi au fond de la propriété de son kidnappeur, violée, affamée, manipulée et brisée. Une enfance volée…

Deux petites filles verront le jour lors de sa captivité, deux petits anges qui deviendront ses rayons de soleil et qui lui permettront de tenir le coup jusqu’au bout. Fort heureusement, ces deux enfants ne seront pas souillés à leur tour.

Je me demande comment il est possible que cet homme, surveillé par la police et fiché comme délinquant sexuel, ait pu réussir à séquestrer cette fille pendant aussi longtemps ?! 

J’ai été révoltée de lire qu’à de multiples reprises, la police est passée à deux doigts de sa geôle. Comment comprendre que l’intégralité du terrain n’ait jamais été fouillé alors que la maison l’a été plusieurs fois pour diverses raisons ?!

Je trouve intolérable que cet homme violeur récidiviste et pédophile notoire ait pu passer entre les mailles du filet pendant une si longue période, en toute impunité et sans que personne ne se rende compte de rien ! Mais que fait la justice, bon sang !

Ce témoignage est très difficile à lire, parce qu’il est malheureusement réel… La volonté et la rage de vivre de Jaycee est exemplaire ! De même que sa force et son courage qui sont une véritable leçon pour le lecteur.

En dépit de l’horreur qu’elle a vécue. Jaycee nous dévoile son histoire sans aucune haine contre son agresseur, car elle finira par lui pardonner. Loin de se victimiser, elle nous montre qu’elle s’est battue de toutes ses forces, malgré les séquelles qu’elle gardera toute sa vie. A ce jour, elle est enfin libre !

Les photos personnelles disséminées tout au long de ce livre nous plongent d’autant plus intensément dans ce terrible récit, ainsi que son écriture a deux tons où le présent se mêle au passé. 

Aujourd’hui, Jaycee Lee Dugard se reconstruit grâce au soutien de sa famille, dès ses amis, ainsi que celui de ses deux filles. Je salue son courage et je lui souhaite tout le bonheur du monde, jusqu’à la fin de sa vie !

Ce n’est pas le premier témoignage de ce type que je lis, je pense en particulier à celui de Natascha Kampush « 3096 jours » ou encore (plus proche de nous) celui de Sabine Dardenne « j’avais douze ans, j’ai pris mon vélo et je suis partie à l’école… ».

Des témoignages à lire absolument, pour ne jamais oublier !

 

Note : …/10 Désolée mais je ne préfère pas noter les histoires vraies qui relatent de telles souffrances, je ne les notent pas par respect pour ces personnes ainsi que pour leur histoire vécue… Merci de votre compréhension.

2 commentaires à On m’a volé ma vie de Jaycee Dugard

  • David  dit:

    C’est tout à fait compréhensible que tu les notes pas. Et oui, ce sont des histoires trés difficiles et plus terrifiantes que de nombreux livres fantastiques ou d’horreurs…

    • Tristhenya  dit:

      Exactement, noter des romans fictifs, c’est une chose… Mais qui suis-je, que pour attribuer une note à une histoire vécue bien souvent extrêmement bouleversantes de par les atrocités vécues par ces personnes… Je le vois comme une marque de respect, tout simplement 😉

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