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Inhumanitas de Marie-Béatrice Ledent

Titre : Inhumanitas
Auteur : Marie-Béatrice Ledent
Édition et Parution : Autoédité, 2017
Nombre de pages : 228

Quatrième de couverture : Henry, un petit garçon de sept ans, est très gravement malade. Pour donner à son fils une chance de vivre, l'Agent Fédéral Eric Daniels va devoir changer l’inacceptable. Si la Loi se dresse déjà en travers de sa route, c’est sans compter sur un étrange secret qui refait surface en même temps qu’un nom : Blake Nelson. Doit-on obéir aveuglément aux règles ? Faut-il laisser la Justice exécuter sa sentence tout en sachant qu’elle condamnera à mort un petit garçon ? Jusqu'où peut-on aller quand la vie de son enfant est en jeu ?  Cette histoire invite à une profonde réflexion sur le droit à la vie et les libertés individuelles.
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Du paradis à l’enfer : 23 ans chez les Témoins de Jéhovah de Michèle Bastin

Titre : Du paradis à l’enfer: 23 ans chez les Témoins de Jéhovah
Auteur : Michèle Bastin
Edition et parution : Jourdan (Documents actua), 2007
Nombre de pages : 261

Quatrième de couverture : Après avoir passé 23 ans chez les Témoins de Jéhovah, l’auteur nous livre un témoignage bouleversant, cruel de vérité et de réalisme, sur son quotidien au sein de cette communauté. Pourquoi devient-on Témoin de Jéhovah Qui sont-ils exactement Comment agissent-ils Avec Michèle Bastin, nous entrons dans cet univers inconnu et terrifiant fait de préceptes et d’interdits. Avec elle, nous refaisons tout le parcours depuis que, jeune femme abandonnée enceinte et affaiblie psychologiquement, elle a cru trouver réconfort et protection parmi ses « Frères et Soeurs » jusqu’à  son départ, 23 ans après, écoeurée parle mode de fonctionnement de ceux qui se disent les « Soldats de Dieu ». Dans un style alerte, sans pudeur, elle revient sur de nombreux épisodes, certains aussi douloureux que la perte de deux de ses enfants dans un accident de voiture, son refus de transfusions sanguines ou encore sur la rupture avec l’une de ses filles, toujours membre de l’Organisation. Elle parle pour qu’enfin, chacun connaisse de l’intérieur cette communauté religieuse.

Infos : En plus de son roman, Michèle Bastin a aussi témoigné dans de nombreuses émissions télévisées telles que « Toute une histoire » et « ça se discute » sur France 2, « Sans aucun doute » sur TF1, ou encore dans « L’écran témoin » sur la RTBF. A savoir aussi que ce livre est aussi paru sous le nom de « L’Enfer au Paradis : 23 ans chez les témoins de Jéhovah ».

 

Mon avis :

Je me suis toujours demandée qu’elle sorte de vie mènent ces illuminés qui viennent me réveiller de temps en temps le dimanche matin pour m’annoncer que la fin du monde est pour demain ! Cette autobiographie a répondu à de nombreuses questions que je me posais sur les témoins de Jéhovah.

Le témoignage de Michèle Bastin est bouleversant et révoltant ! Grace à  ce livre, elle nous explique la vie qu’elle a eu au sein de la communauté Jéhovah… Elle y à  laisser du temps, de l’argent et surtout sa fille ainée qui refuse et/ou à  l’interdiction de la côtoyer parce que Michèle à quitté la secte.

Michèle s’est laissée enrôlée dans une période de sa vie où elle était perdue et désespérée. Tout d’abord abandonnée enceinte par son compagnon, elle a ensuite subit la perte tragique de ses deux enfants dans un accident de voiture ! Dans cette période terrible de sa vie, Michèle trouve du réconfort et du soutien auprès de connaissances Témoins de Jéhovah. Ils deviendront petit à petit ses nouveaux frère et soeurs… Elle finira bien des années plus tard par se rendre compte que l’emprise psychologique exercée sur elle l’aura enfermée dans cette secte pendant 23 longues années !

Dans ce livre, Michèle nous livre sans pudeur, ses sentiments vis-à -vis de cette communauté. On y apprend leurs techniques pour enrôler de nouveaux adeptes, mais aussi qui ils sont exactement et quels sont leurs préceptes et leurs interdits ! Il y a des choses qui m’ont laissée bouche-bée et d’autres qui m’ont surprises.

Je comprends mieux à  présent, pourquoi certaines personnes succombent plus facilement que d’autres à cette secte (ou a d’autres…). Les Jéhovah ont la technique pour repérer une personne faible psychologiquement. Ils parviennent à s’immiscer dans sa vie subtilement en y allant tout doucement pour ne pas la brusquer. S’en suit alors l’étude de leurs écrits et l’instruction de leur dogme, pour finalement ne plus vivre qu’à travers la vision du monde des Jéhovah !

Ce livre doit être lu par tous pour que son témoignage ne soit pas vain !

Ma Note : …/10 Désolée mais je ne préfère pas noter les histoires vraies qui relatent de telles souffrances, je ne les note pas par respect pour ces personnes ainsi que pour leur histoire vécue… Merci de votre compréhension.

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La baby-sitter de Gudule

Titre : La baby-sitter
Auteur : Gudule
Édition et Parution : Bragelonne, 2008
Nombre de pages : 117

Quatrième de couverture : Étrange gouvernante pour de très bizarres enfants... Et si la rassurante baby-sitter se laissait dominer peu à peu par la sauvage et sanglante violence que contiennent les contes de fées qu'elle lit le soir aux enfants ? Les deux gamins pourront-ils échapper à celle qui tout d'un coup se prend pour l'ogre et traque les chères têtes blondes ? Le grand méchant loup se lèche les babines...
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Comment parler le Belge et le comprendre de Philippe Genion

Titre : Comment parler le Belge et le comprendre (ce qui est moins simple)
Auteur : Philippe Genion
Édition et Parution : Points (Points Goût et Mots), 2010
Nombre de pages : 175

Quatrième de couverture : Un dictionnaire des expressions belges les plus imagées, porté par un auteur 100% belge qui manie l’autodérision à la perfection.DOUFFE : cuite. "Mon vieux, je me suis pris une de ces douffes, pourtant, j'avais pas bu grand'chose, juste une petite douzaine de duvel". Voir aussi : une GUINZE. Exemple « pfioouuu ti je m’suis tapé une guinze d’un mètre ! ». BROTCHER : verbe wallon intraduisible en français. Si vous prenez un gros morceau de beurre mou dans la main, et que vous fermez le poing, le beurre passe entre les doigts : ça brotche. Idem entre les doigts de pieds si vous écrasez une grosse flatte de vache à pieds nus.
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Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb

Titre : Stupeur et tremblements
Auteur : Amélie Nothomb
Edition et parution : Le livre de poche, 2001
Nombre de pages : 186

Quatrième de couverture : Mais que diable Amélie-san allait-elle faire dans cette galère ? C’est la question qu’on se pose en découvrant l’invraisemblable traitement auquel la jeune narratrice, double à  peine voilé de l’auteur, est confrontée lors d’un emploi de quelques mois au Japon. Embauchée par la compagnie Yumimoto, Amélie espère bien pouvoir faire ses preuves dans ce pays qui la fascine tant depuis qu’elle y a séjourné enfant. C’est sans compter sur la subtilité des règles tacites qui régissent la société japonaise, sans compter encore sur le mépris de Mle Mori, sa supérieure. Les humiliations et les vexations se succèdent et la soumission s’installe : Amélie pensait être traductrice, elle finira dame pipi de l’entreprise !

Autre adaptation : Un film basé sur ce livre à été réalisé par Alain Corneau et est sorti en 2003. Le rôle d’Amélie Nothomb a été attribué a Sylvie Testud qui je trouve joue ce rôle a merveille ! Alain Corneau a reçu une mention spéciale et Sylvie à été élue meilleure actrice en 2003 lors du Festival international du film de Karlovy Vary en République tchèque. Cette dernière a aussi remporté le César de la meilleure actrice en 2004 lors des Césars du cinéma en France.


Extrait choisi :

« Récapitulons, petite je voulais devenir Dieu. Très vite, je compris que c’était trop demander et je mis un peu d’eau bénite dans mon vin de messe : je serais Jésus. J’eus rapidement conscience de mon excès d’ambition et acceptai de « faire » martyre quand je serais grande. Adulte, je me résolus à être moins mégalomane et à travailler comme interprète dans une société japonaise. Hélas, c’était trop bien pour moi et je dus descendre un échelon pour devenir comptable. Mais il n’y avait pas de frein à ma foudroyante chute sociale. Je fus mutée au poste de rien du tout. Malheureusement, j’aurais dû m’en douter, rien du tout, c’était encore trop bien pour moi. Et ce fus alors que je reçus mon affectation ultime : nettoyeuse de chiottes. »

Mon avis :

Petit roman autobiographique très intéressant et qui se lit très rapidement ! Amélie nous livre ici une très intéressante analyse psychologique sur le monde du travail au Japon et plus particulièrement sur l’entreprise Yumimoto dans laquelle elle a travaillé pendant environ un an.

De traductrice, elle passe comptable pour finir ensuite nettoyeuse de toilettes. Pourquoi ? Parce qu’elle ose faire preuve d’individualité et prendre des initiatives ! Chose qui n’est pas courante dans la culture Japonaise ! Elle nous démontre ici la difficulté que peut avoir un travailleur étranger à essayer de s’intégrer dans une entreprise que ne veut pas d’elle et qui ne se cache pas de le lui faire savoir !

Son harcèlement moral y était permanent, mais plus impressionnant encore, Amélie était entièrement détachée face à tout cela… Elle à  subit sans rien dire diverses et fréquente humiliations ! A côté de cela, sa capacité d’analyse est absolument remarquable et nous permet de véritablement croire à une barrière passive qu’elle s’est imposée face à toutes ces brimades !

Selon ses dires, je ne pensais pas que les Japonais portaient un si grand mépris envers les occidentaux, mais il est vrai qu’entre les cultures orientales et occidentales les mentalités et les traditions y sont très différentes et que dès lors des incompréhensions peuvent se former ce qui peut donc provoquer un gros fossé entre ces deux cultures.

Bien sur, je pense que ce qui est dit dans ce bouquin ne doit pas être pris pour une généralité non plus et je reste persuadée que d’autres étrangers partis travailler au Japon ont pu y vivre une expérience très positive ^^ En dehors de cela, ce livre se lit très rapidement, les aventures nippones d’Amélie y sont racontées à  la première personne et elle nous y expose moult détails et impressions sur ce qu’elle vit (ou plutôt subit).

Au final, beaucoup de critiques très mitigées que j’ai pu croiser sur internet qualifient ce livre d’ « humoristique ». Personnellement, je ne l’ai pas trouvé marrant. Certains passages assez cocasses m’ont faire sourire, certes, mais sans plus. Je suis plutôt restée sidérée devant cette lecture et au final je ne sais pas trop quoi en penser !

Note : 5/10 (Avis mitigé, ce livre a du bon et du moins bon, à vous de voir…)

5 - Avis mitigé, ce livre à du bon et du moins bon, à vous de voir...

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J’avais 12 ans, j’ai pris mon vélo et je suis partie à l’école… de Sabine Dardenne

Titre : J’avais 12 ans, j’ai pris mon vélo et je suis partie à l’école…
Auteur : Sabine Dardenne
Edition et parution : Pocket, 2005
Nombre de pages : 183

Quatrième de couverture : 28 mai 1996, la petite Sabine Dardenne alors âgée de 12 ans, part à  l’école. Chaque matin, elle a l’habitude d’aller à la rencontre de son amie mais, ne la voyant pas arriver, elle décide de continuer son chemin. Un moment, une camionnette s’arrête à sa hauteur et les occupants demandent leur chemin. Les hommes font semblant de ne pas comprendre et là, c’est le drame : Sabine est kidnappée. Les 2 hommes se nomment Marc Dutroux et Michel Lelièvre. Elle est conduite dans la maison de Dutroux où elle passera 80 jours avec la peur au ventre. Cet homme lui fait subir des atrocités qui ne sont souhaitées à personne : elle a d’abord été enlevée puis séquestrée et enfin violée. Elle vivait dans une cache d’environ 3m² au sous-sol de la maison. Il y fait froid, sale et elle n’a quasi rien à manger à  part des conserves avariées, du lait tourné et du pain rassis. Sabine est sauvée de ce calvaire le 15 août 1996.

 

Extrait choisi :

« Même si j’arrivais à fermer les yeux de temps en temps et à trouver une position à moitié confortable, j’avais toujours l’obsession de ne pas m’endormir profondément. « S’il fait quelque chose, tu pourras au moins essayer de te débattre. » C’était le seul honneur qu’il me restait, montrer le refus, dire non, le rejeter, jusqu’à ce qu’il menace, et que je ne puisse plus lutter. »

 

Mon avis :

Le 28 mai 1996. Sabine Dardenne, 12 ans, est enlevée par Marc Dutroux sur le chemin de l’école… 80 jours plus tard elle est retrouvée vivante… Que c’est il passé pendant ce laps de temps ? Et surtout quel calvaire à dû endurer cette jeune fille entre les mains de son tortionnaire ?!

Dans ce livre, Sabine répond à nos interrogations, avec beaucoup de subtilité et d’émotions, elle nous expose les faits tels qu’il se sont déroulés, c’est dur, terriblement dur à lire, car n’oublions pas que Sabine n’avait que 12 ans à l’époque, et qu’elle n’était encore qu’une enfant ! Alors que puis’je dire sur ce livre et quelle critique pourrais’je en faire ? Aucune ! Absolument aucune. Il s’agit d’un témoignage tellement bouleversant, d’une histoire tellement atroce qui à gâché tant de vies et brisé tant de familles par la douleur…

Vous savez, je suis moi aussi belge et j’avais à peu près le même âge qu’elle à cette époque, ça m’avait tellement choquée que l’on puisse faire subir ça à des enfants ! Tous le pays en parlait, ça passait sur toutes les chaines de télévision en boucle, j’ai assisté à travers mon petit écran à leur libération. Ce jour la, j’ai partagé leurs larmes et leurs joie de retrouver leurs parents et leur familles. Mais j’ai versé beaucoup plus de larmes encore pour toutes les autres jeunes filles pour qui c’était malheureusment trop tard et qui n’ont pas pu être sauvées à temps…

Je souhaite de tout coeur, que malgré le calvaire qu’ont subit Sabine et Laétitia, qu’elles aient enfin à présent droit à une vie heureuse et qu’elles arrivent un jour à surmonter les horreurs qu’elles ont vécu lorsqu’elles étaient enfants… Ce genre de choses ne devrait jamais arriver à des enfant !

Une enorme pensée pour Julie, Mélissa, Ann, Eefje, ainsi que toutes les autres qui n’ont pas survécu… Vous resterez toujours dans nos coeurs… La seule phrase que j’ai à dire pour terminer, c’est « PLUS JAMAIS CA ! »

Note : …/10 Désolée mais je ne préfère pas noter les histoires vraies qui relatent de telles souffrances, je ne les notent pas par respect pour ces personnes ainsi que pour leur histoire vécue… Merci de votre compréhension.

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