Une nuit à tuer de Vincent Knock

couverture une nuit a tuer vincent knock Titre : Une nuit à tuer
Auteur : Vincent Knock
Edition et Parution : Aconitum, 2017
Nombre de pages : 141

Quatrième de couverture : Fin d’année scolaire. Pour décompresser de leurs examens, cinq étudiants se rendent à une rave party dans le fin fond d’une campagne arriérée. Près d’un lac, la cabane de chasse du père de l’un d’entre eux leur fournira une base de repli enviable quand ils seront trop fatigués par la fête. Mais c’est sans compter sur la présence dans les parages de tueurs fanatiques, bien décidés à en découdre avec ces tarés de la ville et leurs airs supérieurs.

 

« Parce qu’avec son physique de lamantin il n’avait aucune chance d’intéresser une telle fille. Et encore moins de l’exciter un minimum. C’était peine perdue. De toute façon, les filles restaient une énigme pour lui. Même si elles l’avaient toujours intrigué. Par exemple, il comprenait mal leur manie d’aller en troupeaux aux toilettes. Et encore moins leurs incessants bavardages entre copines ou au téléphone, devant les desserts de la cafétéria, lui qui ne savait pas aligner deux phrases d’affilée sans bégayer. »

 

 

En octobre j’apprécie encore plus que d’habitude de lire des romans d’horreur. La fête d’Halloween approchant à grand pas, je cherche toujours en cette période à me plonger dans une ambiance frissonnante et sombre qui peut être me donnera la chair de poule et m’empêchera de dormir la nuit ^^

Pour une fois, je souhaitais une lecture courte. Du coup, j’ai pioché dans ma PAL ebook et je me suis laissé tenter par « une nuit à tuer » de Vincent Knock. C’est en premier lieu la couverture de ce roman qui a attiré mon œil. De couleur jaune avec une grosse hache dans laquelle se reflète une forêt sombre et intrigante…

Ensuite le quatrième de couverture a achevé de me décider, le spitch est simple. Un groupe d’étudiants se rendent dans une maison de compagne qui appartient à l’oncle disparu de l’un d’entre eux dans le but de participer à une rave party qui as lieu pas loin de là. Seulement les choses ne vont pas du tout se dérouler comme ils le croyaient…

Malheureusement à l’issue de cette lecture, la sauce n’a pas pris du tout… Ce roman est bourré d’incohérence, de clichés, et de coquilles. Un récit cousu de fil blanc dont on devine l’issue avant même de l’avoir terminé. Heureusement que cette histoire est courte, sinon je l’aurais abandonné avant la fin.

Le rythme est lent, il y a peu de surprise car tout est prévisible et tout est survolé ! On est bien loin des bons slasher/porn Américains. Je dis Porn, car quelques scènes coquines sont placées çà et là, mais elles ne servent à rien. Il n’y a pas grand-chose de croustillant à se mettre sous la dent, donc.

Pour alourdir le tout, les personnages sont désagréables au possible, en particulier FX et Kelly. Deux snobinards d’une prétention sans nom. Lui est le sportif écervelé de la bande et elle est la blondasse bimbo. Autant vous dire de suite qu’ils n’apportent absolument rien à l’histoire à part un désintérêt total de ce qui peut bien leur arriver… S’ajoute à cela Élias le gars cool, Deanna l’intello et Marcus le frustré pour compléter cette belle palette de personnages totalement clichés que voilà…

Digne d’une série Z Américain, je compare ce roman à « La colline à des yeux » en beaucoup (beaucoup !) plus soft et en moins bien réussi ! Pour se démarquer, l’auteur tente cependant d’apporter une petite touche de fantastique, mais malheureusement son idée n’est pas assez bien exploitée pour que j’y adhère.

Bref, je n’ai pas aimé cette lecture car elle n’apporte rien de nouveau au genre. Au contraire, c’est du vu, revu et re revu… Ceci est la première parution ciblée horreur de l’auteur, et contrairement à ce qui est dit à la fin de son roman : « Une nuit à tuer » est sa première incursion dans la littérature horrifique. Compte tenu du résultat, gageons que ce ne sera pas la dernière ».

Très honnêtement je lui déconseille de renouveler l’expérience si c’est pour soumettre le même type d’histoire.

 

1/10 Une lecture sans intérêt, fuyez !

3 commentaires à Une nuit à tuer de Vincent Knock

  • dexter storm  dit:

    Hommage direct aux films gore, constitutif d’une certaine culture pour toute une frange de la jeunesse en mal de sensation forte, ce roman n’en demeure pas moins une satire sociale : la rencontre brutale entre un milieu urbain cultivé et friqué qui se coltine au mal, incarné par les bouseux de la campagne profonde qui ne souhaitent rien d’autres que de les éliminer à grand renforts d’hémoglobine bien noire et collante.

  • David  dit:

    Je ne comprends pas que certains auteurs (ou cinéastes d’ailleurs), puissent encore « créer » des oeuvres aussi banale. Peut-être que la premiére marchera mais ça leur colle une sale réputation et empêche toute carriére par la suite…

    • Tristhenya  dit:

      Moi non plus, je ne comprends pas ça… En tout cas, de ce que j’ai pu en voir, les autres critiques de ce roman que j’ai pu croiser sur la toile l’ont très mal noté également.

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