Les marcheurs, tome 1 de Carlos Sisi

 

Titre : Les marcheurs, tome 1
Titre original : Los Caminantes, tomo 1
Auteur : Carlos Sisi
Edition et parution : Panini (Eclipse), 2014
Nombre de pages : 362

Quatrième de couverture : La ville de Malaga est morte, mais ses habitants ne connaîtront point le repos éternel. Quelques survivants réfugiés dans un centre sportif s’efforcent de subsister au jour le jour et de reprendre peu à peu le contrôle de la ville. Dans un quartier naguère animé, une jeune femme jette des tracts du haut d’un immeuble, dans l’espoir qu’ils finissent entre les mains d’autres survivants… Mais ses messages s’éparpillent comme autant de feuilles mortes parmi les hordes de cadavres animés qui errent dans les rues. Le père Isidro, lui, connaît la vérité : l’heure du Jugement Dernier a sonné, et le Seigneur s’en vient pour laver les hommes de leurs péchés. Le prêtre erre dans la ville tel un berger menant son troupeau, à la recherche des brebis égarées. Les tracts portés par le vent vont lui permettre de les retrouver… Les rescapés pensent avoir survécu à l’enfer, mais ils se trompent : le pire est à venir.

 

« Parfois, reprit-il, tu vois des trucs que t’as du mal à oublier une fois que t’es rentré au bercail et que t’es pieuté. Pas moyen de t’en débarrasser, même après une bonne nuit de sommeil, ou de les faire disparaître comme le sang sous la douche après une petite baston. Ces choses ne ressemblent pas toutes à des monstres. Parfois, y a un visage, des yeux qui se plantent dans les tiens et, pendant une seconde, t’aperçois l’humanité qu’ils ont perdue. Pour peu, t’aurais pitié. Et t’hésites. Mais c’est leur arme. C’est leur putain d’arme. C’est comme ça qu’ils ont réussi à tout détruire. On a… tout simplement pas le droit de se rappeler que tous ces cadavres étaient des hommes et des femmes, des amis, des conjoints, des gens ordinaires avec des crédits à rembourser et des projets pour l’été. »

 

Un roman zombie on ne peut plus classique, mais tout de même original par le fait qu’il se déroule en Espagne et plus particulièrement à Malaga. Cela nous change un peu des histoires made in USA puisque ça se situe un peu plus proche de chez nous, dans un pays où le commun des mortel ne possède pas forcément une arme a feu.

Nous y découvrons les prémices de l’invasion zombie via une poignée de personnages qui vont tenter de survivre dans ce Nouveau Monde en proie au chaos. Moses, l’éclopé, Suzanne, Isabel, Aranda, etc. Tous vont subir les événements à leur manière. Certains vont s’en sortir tandis que d’autres n’auront malheureusement pas cette chance…

Les pauvres doivent non seulement subir les assauts des zombies qui sont à la base assez lents quand ils ne sont pas stimulés par l’odorat ou l’ouïe. Mais cela se complique quelque peu lorsqu’ils ressentent la présence d’humains à proximité. Ils deviennent alors très rapides et dotés d’une force hors du commun.

Tout d’abord séparés et survivants chacun de leur côté comme ils le peuvent. Les survivants finiront par se rassembler pour former une petite communauté où chacun aura sa place et des choses à faire pour le bien commun. Vous en conviendrez, jusque-là c’est un roman zombie très classique.

Sauf que, là où l’originalité de ce roman se trouve et ce qui en fait finalement une œuvre à part des autres, réside dans le personnage du prêtre de l’apocalypse… Qui, il faut bien le dire, es très singulier et effrayant au vu de son portrait figurant sur la couverture du roman ! Squelettique avec son large sourire carnassier, il ne peut que mettre mal à l’aise celui qui le regarde !

Cet « homme » se démarque des autres par le fait qu’il peut se déplacer sans contraintes parmi les morts-vivants. Motivé uniquement par sa folie, il pense qu’il s’agit de l’heure du Jugement Dernier et qu’il est le messager de Dieu destiné à tuer les infidèles/les pêcheurs, donc tous les survivants, en guidant les zombies sur eux pour qu’ils les dévorent.

Il complètement cinglé et il vaut mieux ne pas le croiser sur son chemin. Mais malheureusement, comme on s’en doute, les protagonistes de cette histoire seront bien entendu confrontés à ce terrible personnage et… je n’en dis pas plus, car il faut absolument que vous découvriez tout cela par vous-même !

Le style d’écriture m’a beaucoup plu. Malgré sa simplicité, on a l’envie de savoir ce qui va se passer ensuite. On tremble pour la survie de ces personnages auxquels on finit irrémédiablement par s’attacher ! Il y a de l’action et des passages vraiment prenants et bien sanglants. C’est fluide et addictif.

Mon seul regret est que je ne sait pas à l’issue de ce premier volume de quelle manière est apparue cette invasion zombie. Cependant, la suite (que j’ai déjà dévorée) nous apportera bien plus d’éléments sur le pourquoi du comment ! Mais ça, je vous en parlerai très bientôt. 😉 En attendant, je vous conseille cette lecture zombie a l’Espagnole !

7/10 (Une excellente lecture, n’hésitez pas !)

Un commentaire à Les marcheurs, tome 1 de Carlos Sisi

  • John Évasion  dit:

    Il y a un tome 2 mais le nom m’échappe. Il est dans ma wishlist celui-là. Déjà la couverture ! (bave)
    Belle critique en tout cas 🙂

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