La promesse des ténèbres de Maxime Chattam

Titre : La promesse des ténèbres
Auteur : Maxime Chattam
Edition et parution : Albin Michel, 2009
Nombre de pages : 425

Quatrième de couverture : New York Mégapole de tous les possibles. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s’oppose à  celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l’industrie pornographique underground se développe à  une inquiétante vitesse. Où l’on vend la mort filmée en direct. Au coeur de ce maelstrom, le journaliste Brady O’Donnel, dans le sillage de Rubis, femme envoûtante, plonge dans l’enfer. Celui de la Promesse des Ténèbres.

 

Extraits choisis :

« C’est par la violence que nous nous sommes hissés au sommet, c’est par elle que nous nous sommes structurés, elle est la pièce maîtresse de notre évolution, de notre suprématie, et maintenant on veut croire qu’on la contrôle, qu’on la maîtrise. Connerie. La haine, l’agressivité sont le cancer que nous portons en nous, et le paradoxe est cruel : sans lui nous aurions disparu quelque part dans la préhistoire, et pourtant il nous ronge, il a besoin de toujours plus d’espace, c’est la raison d’être de la violence : bouillonner, croître, exploser. On propage ce cancer de génération en génération, on le transmet à nos enfants. »

« La vie de couple lui avait appris ceci : l’amour ne peut durer qu’à condition d’avoir son jardin secret avec un petit cimetière tout au fond, pour y enterrer les griefs du quotidien, ceux qui risquent de pourrir les sentiments. Il fallait ensuite veiller à ce que le cimetière n’empiète pas sur le reste. « 

Mon avis :

Ma première lecture de Maxime Chattam et je dois dire que j’ai bougrement bien apprécié ! Il est clair que ce ne sera pas le dernier ! A ce qu’il paraît (je l’ai su par hasard en navigant sur le net), il faut le lire entre « L’âme du mal » et « In tenebris » du même auteur car il s’agit d’une suite plus ou moins chronologique. Je trouve dommage qu’on ne précise pas ce genre de chose au début du bouquin, car j’aime respecter l’ordre chronologique d’une histoire. Enfin bon à ce qu’il paraît pour celui-ci ce n’est pas trop grave, car il s’agit d’une histoire indépendante basée sur le mari de la policière Annabel dont on suit les aventures dans « L’âme du mal ».

Mais bon revenons en a nos moutons ^^ Pour ce roman, on sent que l’auteur a fait des recherches pointues sur ce dont il parle : Le peuple-taupe vivant dans les sous-sols de la ville de New-York, ces hommes, ces femmes et mêmes enfants rejetés par la société qui s’enfoncent dans les méandres d’une ville souterraine et y vivent (ou plutôt survivent) telles une civilisation déchue. Ainsi que sur l’univers du porno undergroud en particulier les snuff movies (films où une personne est abusée, torturée et même tuée en live devant une camera). Sujet quelque peu déroutant certes, mais O combien passionnant. Car ce genre de films existe dans la réalité !

Cette histoire nous permet de nous poser des questions sur l’âme des hommes face à la luxure et jusqu’où l’être humain peut se plonger pour réaliser ses pires fantasmes. Car il faut bien se dire que si de tels « films » existent c’est parce qu’il y a une demande, je vous laisse donc vous questionner sur le genre de personnes demandeuses de cette industrie de la honte ! Au niveau du style, il est cru et acerbe, il nous emmène dans les abîmes de la perversité humaine dans toute sa splendeur. Je suis restée en haleine tout au long de ma lecture, malgré quelques petites lenteurs d’action par moment et certains passages pas assez approfondis (a mon avis ^^).

J’ai, par contre, moyennement accroché au personnage principal, Brady. La raison est qu’il manque de jugeote, puisqu’il se lance à chaque fois dans la gueule du loup sans rien pour se défendre ! Aussi, j’ai trouvé que tout au long du livre il était beaucoup trop introspectif. Mais ce qui sauve le jeu, c’est qu’à contrario, j’ai beaucoup apprécié la personnalité d’Annabel, que j’ai trouvée beaucoup plus franche et dynamique.

L’univers est quand à lui superbement bien décrit, les souterrains de New-York, avec ses recoins glauques, le chalet où sont tournés certains snuffs, on s’y croirait presque ! Maxime Chattam a le don de plonger son lecteur dans une ambiance malsaine, de par ses descriptions pointues, mais aussi de par les sentiments qu’il fait passer. On se sent véritablement imprégnés par ces lieux.

Pour terminer, je dois dire que la fin m’a quelque peu frustrée, car elle est beaucoup trop prévisible. Ça m’a laissée sur ma faim et j’aurais aimé en savoir plus (comme toujours, lool ^^). Mais je vous le conseille, car c’est franchement un bon roman ! Et je suis persuadée que vous passerez un bon moment de lecture avec celui-ci entre les mains 😉

Note : 8/10 (Bravo, une lecture indispensable !)

8 - Bravo ! Lecture indispensable

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