Troupe 52 de Nick Cutter

 

couverture troupe 52 nick cutter Titre : Troupe 52
Titre original : The troop
Auteur : Nick Cutter
Édition et Parution : Editions Denoël (Effroi), 2016
Nombre de pages : 448Quatrième de couverture : Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça. Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.À mi-chemin entre Sa Majesté des mouches et 28 jours plus tard, ce thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au cœur des ténèbres, à la frontière de la folie.
 

« Les adultes étaient tourmentés par d’autres choses : leur boulot, leur hypothèque, leurs fréquentations, la peur de mourir seul et mal aimé. Il s’agissait de pâles craintes à côté de celles d’un enfant : des clowns grimaçants sous le lit, des monstres gluants tapis dans l’ombre du sous-sol et de terrifiantes horreurs sans visage venues d’au-delà des étoiles. Il n’existe aucune méthode en douze étapes ni de groupe d’entraide pour surmonter ces peurs. Ou peut-être qu’il y a une solution : il suffit de grandir. Et lorsqu’on quitte l’enfance, on renonce à la souplesse d’esprit requise pour croire en de telles choses, mais aussi à la capacité de composer avec elles. Lorsque les adultes se trouvent dans une situation qui exige une telle souplesse… eh bien, ils n’arrivent pas à puiser cette force en eux. Ils s’effondrent : commence alors le cortège de la folie, de la panique, des crises cardiaques et des anévrismes provoqués par la peur. Pourquoi ? Ils n’arrivent tout simplement pas à croire ce qui leur arrive. Voilà pourquoi les enfants sont si différents : ils croient que tout peut arriver et s’y préparent. »

 

J’avais déjà cité plusieurs fois ce roman dans mes PALs parues lors des derniers Top Ten Tuesday. Je désirais vraiment le lire car la couverture dont est paré ce roman est vraiment très réussie, une île déserte, vide de tout habitants et perdue au milieu de nulle part… Sans compter sur le quatrième de couverture qui est très intrigant !

J’ai dévoré ce livre en très peu de temps et la lectrice assidue que je suis a été plongée rapidement dans cette  histoire qui se situe sur la petite île canadienne de Falstaff Island. J’y ait très vite fait la connaissance de Tim Riggs, un ancien médecin devenu chef scout et sa troupe de cinq jeunes scouts âgés d’environ 14 ans.

Ils sont sur place pour quelques jours d’expédition. Mais un soir, peu de temps après leur arrivée, un homme squelettique débarque sur l’ile en bateau. Il est mal en point physiquement et moralement poussé par une faim dévorante… Tom Riggs (ancien médecin) décide de lui venir en aide en lui donnant de la nourriture et en l’auscultant…

Cependant, il se rend rapidement compte que le mal qui consume cet homme est terrifiant et brutal… Il est tout simplement dévoré de l’intérieur. Par qui, par quoi ? Ça je vous invite à le lire pour le découvrir. Mais je vous préviens que cette histoire en huis clos est glauque, gore et qu’elle ne manquera pas de vous donner quelques hauts le cœur !

Dans troupe 52, chaque scènes et chaque événement plonge le lecteur plus intensément dans l’ambiance sombre et tendue de cette sinistre histoire. En effet, la situation se fait au fur et à mesure de plus en plus dramatique et elle pousse les personnages à libérer leurs plus bas instincts de survie et à montrer leur vrai visage.

D’ailleurs, je ne peux le nier, l’auteur s’appuie énormément sur l’analyse psychologique de ses personnages pour donner vie à son roman. Il dissèque leur comportement, ainsi que leur ressenti. Ils sont mis à nu et ce que l’on découvre d’eux fait froid dans le dos !

Les descriptions sont nombreuses et très précises. Chose qui peut parfois alourdir un peu le récit, mais qui lui apporte tout de même quelque chose d’intéressant ! Nick Cutter, l’auteur, fait appel à tous nos sens afin de mieux nous plonger dans son histoire, il y a du sang, et d’autres choses vraiment dégueulasse que je ne citerai pas ici au risque de vous spoiler 😉

Pour vous donner une idée du niveau dégueulasse de cette histoire, je le comparerais aisément avec film d’horreur « Cabin Fever ». Tout en ajoutant une pointe de « Sac d’os » un célèbre roman de Stephen King.

Nick Cutter nous explique d’ailleurs s’être inspiré du maître King et de son best-seller « Carrie » en incluant dans son histoire des coupures de presse, des extraits de procès et d’interviews afin d’éclairer le lecteur sur la chronologie des événements qui surviennent à la troupe 52. Ce qui apporte un côté très réaliste a son roman.

Le romancier à une plume agréable, parfois un peu trop descriptive, certes, mais qui ne dénature en rien son texte et au contraire lui apporte plus de poids. Il parvient à maintenir un bon rythme tout au long de son histoire que j’ai trouvée très originale, même si il a des airs de déjà-vu.

Attention cependant ! Certains passages sont très difficiles à lire. Je pense en particulier à celui de la tortue dont je me serais bien passé ! De ce fait, je déconseille cette lecture à un public trop sensible ou aux personnes dont la cruauté animale rebute au plus haut point ! (Ce qui est mon cas).

Pour cette unique raison, ce roman ne sera pas un coup de cœur, mais il reste une excellente lecture que l’amatrice d’horreur que je suis ne regrette absolument pas d’avoir lu 😉

 

9/10 (Pratiquement un coup de cœur, foncez !)

2 commentaires à Troupe 52 de Nick Cutter

  • David  dit:

    De longues descriptions, de l’horreur, des personnages étudiés… En effet, ça ressemble beaucoup à du King. Et Sac d’Os est un des meilleurs romans de King pour moi. Donc encore une fois, tout ça donne envie^^

    • Tristhenya  dit:

      Et hop, un roman de plus sur ta wish-list ^^ Je suis sure que ton portefeuille doit me détester, mouhahahahaha <--- Ça c'est mon rire sadique ! loool 😀 😛

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