Derrière la porte de Moka

 

Titre : Derrière la porte
Auteur : Moka
Edition et Parution : L’Ecole des loisirs (Medium), 1999
Nombre de pages : 179

Quatrième de couverture : Dans les contes de fées, les marâtres maltraitaient les enfants. Dans la vraie vie de Damien, c’est pire. Madame, sa belle-mère, l’a pris en grippe dès qu’il est arrivé. Elle le hait. Elle l’affame. Elle l’insulte. Elle le frappe. Elle l’oblige à  coucher dans un grenier sale sans chauffage. Et quand elle s’énerve encore plus que d’habitude, elle le pousse dans l’escalier de la cave, dévisse l’ampoule et l’abandonne en compagnie des rats. Le père travaille au loin, la grand-mère est gâteuse, la bonne a trop peur pour broncher. Damien se croit seul. Il ne sait pas qu’il a une alliée dans la maison. Une femme qui veille sur lui, qui l’aime, qui est prête à  tout pour le venger. Une femme qui a de bonnes raisons d’en vouloir à  Madame et à  toute la famille. Elle s’appelle Lili-Catherine, et elle est morte depuis 15 ans.

 

 

Damien a une vie bien malheureuse depuis qu’il est contraint de vivre chez « Madame », qui n’est autre que sa belle-mère qu’il doit nommer obligatoirement de cette façon ! Elle est une femme terriblement autoritaire avec un fond sadique et elle le déteste profondément.

Le père de Damien est souvent en déplacement pour le travail et le pauvre enfant est constamment malmené en toute impunité par cette femme cruelle, en son absence. Cela malgré la présence dans la maison de Lorraine, la fille, mais également de la bonne et de la mère gâteuse de Madame.

Alors que l’enfant doit dormir tous les soirs dans le grenier poussiéreux et perd espoir chaque jour qui passe dans cet enfer. Il découvre une inscription sous une planche du grenier. Un cœur gravé d’un prénom : Lili-Catherine… Mais qui est cette femme et quelle est cette présence qu’il ressent dans la maison ? Je vous invite à lire ce roman pour le découvrir 😉

Sachez-le, Damien est un petit garçon auquel on s’attache facilement. C’est normal au vu de la vie atroce qu’il mène en esclave. Le lecteur ne peut qu’éprouver énormément d’empathie envers lui et son malheur quotidien. Forcément, face à cela, en découle une haine profonde pour cette abominable bonne femme qui le maltraite, ainsi qu’envers cet entourage proche qui ne réagit pas…

Beaucoup d’émotion est véhiculée dans ce roman à travers chacun des personnages qu’ils soient bons, mauvais ou entre-les-deux. Et pour certains, j’aurai bien aimé de les découvrir un peu plus profondément.

J’ai beaucoup apprécié cette histoire, même si elle est un brin trop courte (comme la plupart des romans de Moka, d’ailleurs). Mais le rythme est soutenu et les rebondissements sont nombreux. Il est difficile de le refermer avant de l’avoir terminé !

Ce qui est à chaque fois surprenant avec Moka, c’est la manière dont elle parvient à passer d’un genre littéraire à un autre avec une grande fluidité. Ici en l’occurrence nous passons d’une histoire dramatique à quelque chose de beaucoup plus fantastique, teinté d’épouvante, voire même d’horreur pure.

Elle a le don de nous plonger d’emblée dans l’angoisse et la peur vue à travers le regard des enfants. Des terreurs qui ce sont, dans la plupart des cas, estompées vers le passage à l’âge adulte, mais qui étaient pourtant bien présentes lorsque nous étions enfants !

Malgré cette horreur sous-jacente, ce roman reste bel et bien une œuvre destinée à la jeunesse, mais pas trop tôt quand même, je dirais entre 12 et 15 ans selon la maturité de l’enfant. Cette histoire comblera parfaitement également les lecteurs adultes en recherche de frissons. 😉

 

7/10 (Une excellente lecture, n’hésitez pas !)

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