Métro 2033 de Dmitry Glukhovsky

Titre : Métro 2033
Titre original : Mempo 2033
Auteur : Dmitry Glukhovsky
Edition : Atalante, 2010
Nombre de pages : 640

Quatrième de couverture : 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruosités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent.

Infos : D’après le site Wikipédia, ce livre à été un véritable « Best-seller » en Russie où il s’est écoulé à plus de 300 000 exemplaires. Traduit du Russe en 20 langues, il n’a connu le succès dans le reste du monde qu’après son adaptation en jeu vidéo par 4A Games pour l’éditeur THQ. Depuis ce roman se serait vendu à plus d’un million d’exemplaires, toutes traductions confondues.

 

Extraits choisis :

« Tu connais la parabole de la grenouille dans le pot de crème ? Un jour deux grenouilles tombèrent dans un pot de crème. L’une, adepte de la pensée rationnelle, se rendit compte à temps que toute résistance était futile et qu’on ne pouvait tromper son destin. Et comme l’existence d’une vie après la mort était possible, pourquoi se fatiguer et se bercer inutilement de faux espoirs ? Aussi croisa-t-elle ses pattes et s’en alla-t-elle par le fond. L’autre – qui sait ?- était peut-être athée. En tous cas, elle se débattit. On pouvait se demander à quoi bon ce manège puisque tout est joué ? Mais non, elle continua et persista, tant et si bien qu’elle battit la crème en beurre. Et elle s’en sortit, honorant la mémoire de sa camarade, morte prématurément au nom du progrès, de la philosophie et de la pensée rationnelle. »

« Quant à mourir de vieillesse, ce sera dans si longtemps qu’on peut se dispenser de l’envisager. Il ne faut pas vivre dans la conscience permanente de sa propre mort. Il faut l’oublier, et si d’aventure de telles pensées nous viennent, il faut les chasser, il faut les étouffer, sinon elles plongeront leurs racines dans la conscience, grandiront, et leurs spores venimeuses empoisonneront l’existence de celui qui les aura laissées s’installer. Il ne faut pas penser que l’on mourra. […] C’est pour cette raison qu’il se voit vivre éternellement ou périr le lendemain dans une catastrophe. Ce n’est pas la mort qui effraie. C’est son attente. »


Mon avis :

Au moment même où j’ai ouvert ce bouquin, j’ai fait la connaissance d’un jeune garçon prénommé Artyom vivant dans les souterrains du métro moscovite avec son père adoptif et quelques milliers d’autres personnes ayant survécu à une guerre nucléaire survenue en 2013. Suite aux retombées radioactives, les créatures peuplant la planète lors du drame, se sont peu à peu transformée en diverses espèces mutantes et dangereuses, la seule solution pour les survivants, se retrancher sous le sol, la où les trains étaient rois autrefois.

Peu à peu un semblant de civilisation s’est reformée, chaque stations devenant des états miniatures qui se sont dans certains cas rassemblées sous certaines religions, idéologies ou simplement pour lutter contre les menaces de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur, car le métro est loin d’être sans danger.

C’est de ces dangers dont j’ai du faire face tout au long de cette lecture auprès d’Artyom qui s’est vu remettre une mission de grande importance et devra parcourir le métro de long en large afin de remettre un message de la plus haute importance. Le but de cette mission ? Sauver sa station en proie à des créatures infiltrées provoquant la terreur et la mort de ses habitants…

En règle générale, vous l’aurez donc compris la majorité de cette histoire se passe dans le métro… De quoi vous donner un sentiment de claustrophobie assez persistant. L’atmosphère oppressante des tunnels plongés dans le noir le plus complet vous suivra tout au long de votre lecture, je vous le garantis ! Un univers très cohérent et maitrisé par son auteur, donc !

Par contre, je regrette l’avancée séquentielle d’Artyom qui se présente généralement comme ceci : Avancée dans les tunnels sombres, découverte d’une nouvelle station, danger et ainsi de suite… Cela apporte un peu (trop ?) de lourdeur et de répétition au récit… Aussi, j’ai trouvé un peu exagéré le fait qu’il se sorte toujours in extrémis de situations assez compliquée… Mais bon, dans un sens, c’est logique, sinon ce roman n’existerait pas…

Il est un jeune garçon assez attachant, j’ai bien aimé son caractère qui évolue tout au long de son périple. Au début, je l’ai ressenti comme un petit garçon fragile, mais empli de courage pour mener sa mission « involontaire » à bien. Au final il aura gagné beaucoup en maturité et deviendra un homme. Les autres personnages croisés tout au long de cette traversée sont tous très différents les uns des autres, mais aussi très complexes, certains sont gentils, d’autres non. Une préférence pour Khan, même si je suis déçue de ne pas savoir ce qu’il est devenu…

Le style d’écriture est fluide, j’ai remarqué quelques petits soucis de traduction par ci, par la, mais rien de bien dérangeant cependant. Les lieux sont remarquablement décrits et j’ai eu facile à me les visualiser, ce qui permet de vraiment se plonger à fond dans cette aventure. Le suspense est lui aussi présent, ainsi que de nombreux rebondissements. Je déplore cependant qu’il s’agisse d’un univers presque entièrement masculin, un peu de féminité dans cet univers de mâles aurait été le bienvenu…

Au niveau des créatures diverses que l’on croise, j’en ai trouvé certaines assez flippantes, d’autres moins… Le fait que certains mutants possèdent des pouvoirs psychiques suite aux radiations ma semblé un peu incongrue…

La suite est parue en 2011. La chronique est d’ors et déjà écrite et mon avis est plutôt positif. Vous verrez ça très bientôt ! En attendant, je me testerais bien au jeu-vidéo ^^ Et au fait, si vous l’avez lu, quelle-est votre station préférée ? Perso, j’ai une très grande préférence pour Polis (et son énooorme bibliothèque qui fait rêver, hihi ^^).

Eh bien voila, je crois que j’ai dit tout ce que j’avais à vous dire sur cette lecture ^^ Foncez !

Note : 7/10 (Une excellente lecture, n’hésitez pas !)

7 - Excellente lecture, n'hésitez pas !

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